Cas pratique : Exercices • Exercice de réflexion : Vous indiquerez quelle…

Publié le 12 décembre 2025 Type : Cas pratique

Cas pratique généré par Minos IA

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1Plan détaillé

I. La contravention de Monsieur Morin
II. La modification du contrat de bail de Monsieur Morin
III. La vente du vase par Monsieur Morin

2Résolution

I. La contravention de Monsieur Morin

FAITS : Monsieur Morin, en retard pour une réunion, passe au feu rouge et est verbalisé pour une contravention. Une loi postérieure augmente la sanction pécuniaire.

PROBLÈME DE DROIT : Quelle loi doit être appliquée à la contravention de Monsieur Morin ?

SOLUTION EN DROIT : En matière de contraventions, le principe général est que la loi applicable est celle en vigueur au moment des faits, sauf si la nouvelle loi est plus favorable à l’auteur de l’infraction. L'article 112-1 du Code pénal prévoit que nul ne peut être puni d'une peine plus sévère que celle prévue par la loi au moment où l'infraction a été commise.

La première condition d'application exige que l'infraction ait été commise avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi. En l'espèce, Monsieur Morin a commis l'infraction le 1er janvier 2025, avant l'entrée en vigueur de la loi du 17 juin 2025.

La deuxième condition impose que la nouvelle loi ne soit pas plus favorable à l’auteur de l’infraction. En effet, la loi du 17 juin 2025 augmente l'amende de 600 euros à 800 euros, ce qui n'est pas plus favorable pour Monsieur Morin.

Les effets juridiques de cette situation sont que Monsieur Morin sera soumis à la sanction prévue par la loi en vigueur au moment des faits, soit celle qui prévoit une amende de 600 euros.

SOLUTION EN L'ESPÈCE : S'agissant de la première condition, l'infraction a été commise avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi. Cette condition est donc satisfaite. Concernant la deuxième condition, la nouvelle loi prévoit une amende plus élevée, ce qui n'est pas plus favorable pour Monsieur Morin. Par conséquent, cette condition est également remplie.

Ainsi, toutes les conditions étant réunies, c'est la loi du 1er janvier 2025 qui s'applique et Monsieur Morin encourt une amende de 600 euros.

CONCLUSION : Monsieur Morin devra payer une amende de 600 euros conformément à la loi en vigueur au moment des faits.

II. La modification du contrat de bail de Monsieur Morin

FAITS : Le bailleur informe Monsieur Morin d'une augmentation de son loyer en vertu d'une nouvelle loi autorisant une hausse des loyers.

PROBLÈME DE DROIT : Monsieur Morin peut-il refuser cette augmentation de loyer ?

SOLUTION EN DROIT : Selon l'article 17-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, le bailleur peut augmenter le loyer d'un logement sous certaines conditions. En vertu de cette disposition, toute augmentation doit être justifiée par un indice de référence des loyers ou par des travaux effectués dans le logement.

La première condition exige que le contrat de bail prévoie expressément les modalités d'augmentation du loyer. Si le contrat ne contient pas cette clause, le bailleur ne pourra pas imposer une telle augmentation.

La deuxième condition impose que l'augmentation ne dépasse pas un certain seuil fixé par les textes législatifs ou réglementaires en vigueur. L'article L. 145-34 du Code de commerce précise que toute augmentation doit respecter les limites fixées par les indices officiels.

Les effets juridiques sont que si les conditions légales ne sont pas respectées, Monsieur Morin pourra refuser cette augmentation et contester sa validité devant le tribunal compétent.

SOLUTION EN L'ESPÈCE : S'agissant de la première condition, il convient d'examiner si le contrat prévoit une clause d'augmentation des loyers. Si tel n'est pas le cas, cette condition n'est pas satisfaite. Concernant la deuxième condition, il faut vérifier si l'augmentation demandée respecte les seuils légaux. Si elle dépasse ces seuils, alors cette condition est également non remplie.

Ainsi, si les deux conditions ne sont pas remplies, Monsieur Morin pourra refuser cette augmentation.

CONCLUSION : Si aucune clause d'augmentation n'est prévue dans son contrat ou si l'augmentation dépasse les limites légales, Monsieur Morin pourra refuser cette hausse de loyer.

III. La vente du vase par Monsieur Morin

FAITS : Monsieur Morin vend un vase à Cécille lors d'un dîner d'anniversaire avec un accord verbal sur le prix et les modalités de paiement.

PROBLÈME DE DROIT : Est-ce à Monsieur Morin de prouver l'existence de la vente pour obtenir le paiement du prix ?

SOLUTION EN DROIT : Selon l'article 1582 du Code civil, un contrat de vente se forme par un accord entre les parties sur la chose et sur le prix. En principe, il n'est pas nécessaire qu'un contrat soit écrit pour être valable ; un accord verbal suffit pour constituer une vente.

La première condition exige qu'il y ait eu un accord sur la chose et sur le prix entre les parties. Dans ce cas précis, il semble qu'il y ait eu un accord verbal sur ces éléments lors du dîner.

La deuxième condition impose que cet accord soit prouvé par celui qui s'en prévaut. L'article 1341 du Code civil dispose qu'un acte juridique supérieur à 1500 euros doit être prouvé par écrit sauf exceptions prévues par la loi.

Les effets juridiques sont que si Monsieur Morin ne peut prouver cet accord verbal et que Cécille conteste son obligation de paiement, il pourrait rencontrer des difficultés pour obtenir réparation devant un tribunal.

SOLUTION EN L'ESPÈCE : S'agissant de la première condition, il y a eu un accord verbal entre Monsieur Morin et Cécille concernant le vase et son prix. Cette condition est donc satisfaite. Concernant la deuxième condition relative à la preuve écrite exigée pour les ventes supérieures à 1500 euros, il apparaît que cet accord n'a pas été formalisé par écrit. Cette condition est donc non remplie.

Ainsi, certaines conditions faisant défaut quant à la preuve écrite exigée pour ce type d'accord, cela complique la situation juridique de Monsieur Morin dans sa demande de paiement auprès de Cécille.

CONCLUSION : Monsieur Morin devra faire face à des difficultés pour prouver l'existence et les termes de sa vente sans preuve écrite formelle et pourrait ne pas obtenir le paiement des 10 000 euros dus par Cécille.

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