Fiche d’arrêt : Cass. (1re civ.), 5 décembre 2018, n° 16-13.323

Publié le 7 juillet 2026 Type : Fiche d'arrêt

Fiche d'arrêt générée par Minos IA

Cet exercice a été généré par intelligence artificielle et peut contenir des erreurs. Créé avec notre générateur de fiches d'arrêt IA. Testez gratuitement →

1Faits

Un couple marié sous le régime légal allemand a adopté, par acte notarié, le régime de la communauté à titre universel pour leurs biens immobiliers en France. Ils ont ensuite fait donation d'une fraction indivise d'un bien à leur fille. Un prêt a été consenti à l'époux par un tiers, sans le consentement de l'épouse, et en l'absence de remboursement, un jugement allemand a condamné l'époux au paiement de la somme due. À la suite du décès de l'époux, l'épouse et la fille ont renoncé à la succession tant en France qu'en Allemagne. Le créancier a alors inscrit une hypothèque sur le bien immobilier et a assigné les consorts en inopposabilité pour fraude de leur renonciation, ainsi qu'en liquidation et partage de l'indivision successorale.

2Procédure

Le tribunal de première instance a été saisi par le créancier qui contestait la renonciation à la succession des consorts Y… et demandait des mesures conservatoires sur le bien immobilier. En appel, la cour d'appel a confirmé la décision du tribunal en considérant que la renonciation était inopposable au créancier en raison de la fraude. Les consorts Y… ont alors formé un pourvoi en cassation, soutenant que les dettes contractées par un époux sans le consentement de l'autre ne pouvaient engager que les biens propres de celui-ci, et non les biens communs.

3Problème de droit

La renonciation à la succession des consorts Y… est-elle opposable au créancier qui a prêté une somme à l'époux sans le consentement de son épouse ?

4Solution

La Cour rejette le pourvoi. Elle rappelle que selon l'article 1409 du Code civil, les dettes contractées pendant la communauté doivent figurer au passif de celle-ci, même si elles ont été contractées sans le consentement exprès de l'autre époux, sauf preuve que cet engagement a été pris dans un intérêt personnel. En outre, l'article 1524 impose à l'époux survivant d'acquitter toutes les dettes de la communauté. La cour d'appel a correctement jugé que la dette n'avait pas été contractée dans l'intérêt exclusif de l'époux prédécédé et que l'attribution intégrale de la communauté au survivant impliquait que celui-ci était responsable des dettes communes. Ainsi, Mme X…, ayant hérité de la totalité des biens communs, est tenue au paiement de la dette contractée par son époux.

3 crédits offerts

Générez vos fiches d'arrêt

Transformez n'importe quel arrêt en fiche structurée en quelques secondes. Sans carte bancaire.

Tester gratuitement

Générez vos fiches d'arrêt