Cass. com., 8 déc. 2021, n° 20-10.810

Publié le 2 octobre 2025 Matière : Droit commercial Type : Fiche d'arrêt

Fiche d'arrêt générée par Minos IA

Cet exercice a été généré par notre générateur de fiches d'arrêt IA. Testez gratuitement →

1Faits

La société ayant vendu un véhicule à un particulier a été condamnée à verser des dommages-intérêts à ce dernier, montant qui a été acquitté. Suite à cette décision, la société a interjeté appel, mais a ensuite été placée en redressement puis en liquidation judiciaires. Le liquidateur a été désigné pour gérer les affaires de la société. Dans ce contexte, le créancier n'a pas déclaré sa créance auprès du passif de la liquidation, ce qui a conduit à des complications dans la suite de la procédure.

2Procédure

Le litige a débuté par un jugement de première instance condamnant la société à verser une somme d'argent au créancier. Ce dernier a reçu le paiement, mais la société a décidé de faire appel de cette décision. En raison de sa situation financière, elle a été mise en redressement judiciaire puis en liquidation judiciaire, entraînant la désignation d'un liquidateur pour gérer ses actifs. Le créancier, n'ayant pas déclaré sa créance dans le cadre de la liquidation, s'est vu opposer une irrecevabilité de ses demandes en paiement par la cour d'appel. Cette décision a conduit le créancier à former un pourvoi en cassation, contestant l'irrecevabilité de ses demandes et soutenant que l'instance devait rester interrompue jusqu'à la clôture de la liquidation.

3Problème de droit

La cour d'appel a-t-elle violé l'article L. 622-22 du code de commerce en déclarant irrecevables les demandes en paiement du créancier ?

4Solution

La Cour casse et annule l'arrêt rendu par la cour d'appel, considérant que celle-ci a erronément déclaré irrecevables les demandes en paiement du créancier. En effet, selon l'article L. 622-22 du code de commerce, les instances au fond sont interrompues jusqu'à ce que le créancier ait procédé à la déclaration de sa créance. La cour d'appel a constaté que les conditions nécessaires à la reprise de l'instance n'étaient pas réunies en raison de l'absence de déclaration de créance, mais elle aurait dû se limiter à constater cette interruption sans se prononcer sur l'irrecevabilité ou le bien-fondé des demandes du créancier. Par conséquent, la Cour renvoie l'affaire devant une autre cour d'appel pour qu'elle soit examinée dans l'état où elle se trouvait avant cette décision erronée.

3 crédits offerts

Générez vos fiches d'arrêt

Transformez n'importe quel arrêt en fiche structurée en quelques secondes. Sans carte bancaire.

Tester gratuitement

Générez vos fiches d'arrêt