Cours Droit de la famille (Introduction)

Envie d’aller plus loin ? Rejoindre l’Académie
Le droit de la famille est une matière fondamentale figurant au programme de la première année de licence en droit (et parfois enseignée en deuxième ou en troisième année de licence dans certaines universités).
Dans cet article, nous allons faire une présentation générale du cours de droit de la famille en expliquant quels sont les points importants sur lesquels vous pouvez être interrogé en partiel.
L’idée est de synthétiser le contenu du cours de droit de la famille et de vous donner les définitions des principales notions afin de savoir ce que les correcteurs attendent de vous.
C’est parti !
Avant de définir le droit de la famille, il faut d’abord s’entendre sur le sens du mot « famille ».
La famille est une notion difficile à définir
La famille est une notion difficile à définir, car bien que constituant une réalité sociale incontestable, elle regroupe des situations très différentes.
Vous pouvez retenir la définition juridique suivante de la famille :
Au sens large, la famille est un ensemble de personnes descendant d’un auteur commun et rattachées entre elles par le mariage et la filiation.
Exemple : Le cercle dans mon beau-père et moi.
Au sens étroit, il s’agit d’un groupe formé par les parents et leurs descendants, ou même, plus restrictivement, par les parents et leurs enfants mineurs.
Dans tous les cas, il y a l’idée d’un groupement de personnes, plus ou moins nombreuses, rattachées entre elles par un lien de sang ou un lien de droit.
La famille est une notion évolutive
La structure familiale n’est pas la même selon les différentes époques : la famille évolue.
Le développement du concubinage et du Pacs, la diminution du nombre de mariages, l’augmentation du nombre de familles monoparentales et de familles recomposées, ainsi que l’apparition de situations particulières avec la gestation pour autrui ont profondément modifié la conception de la famille.
Le lien familial découle soit de la parenté soit de l’alliance.
> La parenté en ligne directe vise les personnes qui descendent les unes des autres (on parle d’ascendants et de descendants).
> La parenté collatérale vise les individus descendants d’un auteur commun.
> Les degrés permettent de compter le nombre de générations séparant deux personnes. Par exemple, votre grand-père et vous, êtes parents au 2ème degré.
On peut donc définir le droit de la famille comme la branche du droit privé qui concerne l’ensemble des règles juridiques applicables au sein de la famille.
Voyons maintenant quel est le contenu du cours de droit de la famille de la première année de droit.
Guide gratuit : 10 conseils pour augmenter vos notes en droit →
Nous allons parcourir les grands thèmes qui composent le cours de droit de la famille.
Pour information, le plan que nous allons décortiquer ci-dessous correspond au plan des Fiches de droit de la famille de la première année de droit disponibles sur ce site et au cours vidéo disponible dans L’académie de droit.
Dans toutes les universités le plan de cours est similaire, car ces grands thèmes doivent obligatoirement être étudiés pour comprendre le droit de la famille.
Le thème de l’union constitue une partie importante du programme de droit de la famille.
Il existe de nombreux modes de conjugalité. En effet, l’union entre deux personnes peut se faire par le mariage (sous-thème n°1) ou en dehors du mariage. On parle d’union hors mariage (sous-thème n°2).
Sous-thème n°1 – L’union par le mariage
S’intéresser au thème du mariage nécessite de se poser plusieurs questions :
Pour l’essentiel, voici ce qu’il faut absolument retenir sur l’union par le mariage :
Pour information, l’opposition à mariage est un acte par lequel des personnes expressément visées par la loi ayant connaissance d’un empêchement informent l’officier de l’état civil qu’elles entendent s’opposer à la célébration du mariage. C’est une sanction préventive qui interdit à l’officier de l’état civil de célébrer une union.
Exemple : Je m’oppose au mariage !
Le mariage produit des effets juridiques importants. Dans cette partie, vous découvrirez que le mariage n’est pas un acte anodin. Un mariage met à la charge des époux des devoirs réciproques d’une importance certaine.
On découvre dans cette partie les effets personnels du mariage avec notamment le devoir de fidélité, le devoir de secours et la communauté de vie.
On évoque aussi les effets pécuniaires du mariage : contribution aux charges du mariage, solidarité aux dettes du ménage, règles sur le logement familial…
Voici les questions auxquelles le cours de droit de la famille apportera des réponses :
On étudie dans cette partie les différents cas de divorce (divorce par consentement mutuel, divorce pour faute, pour altération définitive du lien conjugal…), la procédure et les effets.
Le divorce produit des effets juridiques importants que l’étudiant en droit doit connaître. Comme pour l’étude du mariage on distingue entre les effets personnels et les effets pécuniaires du divorce.
C’est dans cette partie que nous verrons notamment les règles sur la pension alimentaire ou sur la prestation compensatoire.
Sous-thème n°2 – L’union hors mariage
De nombreuses questions intéressent le thème de l’union hors mariage.
Pour l’essentiel, voici ce qu’il faut absolument retenir :
Dans cette partie du cours de droit de la famille, il s’agit d’étudier les conditions de validité du Pacs (conditions de forme et conditions de fond), les effets du Pacs ainsi que les règles relatives à la dissolution du Pacs. Bien que les effets du Pacs ne soient pas aussi importants que ceux du mariage, de nombreuses règles sont à connaître sur ce thème.
Comme pour le mariage, le cours de droit de la famille insiste sur les effets personnels du Pacs et sur les effets patrimoniaux du Pacs.
Le concubinage figure dans le programme du droit de la famille (ce qui, au demeurant, est logique puisque cette forme de couple est de plus en plus répandue). Les effets du concubinage sont également étudiés.
Le thème de la filiation est le deuxième gros morceau du cours de droit de la famille !
Alors comment définir la filiation ?
La filiation est « un lien de parenté défini par des droits, des devoirs, des attentes et des interdits particuliers ». Pour simplifier, la filiation est un lien juridique entre un père ou une mère et son enfant.
L’établissement d’une filiation va produire des effets juridiques en conférant des droits et des devoirs aux parents. Le lien de filiation permet par exemple à un enfant d’obtenir des droits dans la succession en cas de décès de ses parents.
Vous apprendrez qu’il existe certaines limites à la possibilité d’établir un lien de filiation notamment en cas d’enfant issu d’une relation incestueuse. Certaines filiations incestueuses sont en effet prohibées. La prohibition de l’inceste et la prohibition de la polygamie constituent des principes importants du droit de la famille. Ces principes seront également étudiés en détail.
S’agissant de la filiation par la procréation, le cours de droit de la famille présente d’abord les modes d’établissement « non contentieux » de la filiation avant de présenter les modes d’établissement « contentieux » de la filiation.
Quels sont ces modes d’établissement « non contentieux » de la filiation ?
Il y a la filiation établie par l’effet de la loi (l’acte de naissance pour la mère et la présomption de paternité pour le père), la filiation établie par l’effet de la volonté (la reconnaissance volontaire) et la filiation d’état constatée par acte notarié.
Ces termes doivent vous paraître étranges pour l’instant, mais rassurez-vous, ces notions n’auront bientôt plus aucun secret pour vous !
La partie sur les modes d’établissement « contentieux » de la filiation insiste sur l’action en recherche de maternité et l’action en recherche de paternité, l’action en rétablissement de la présomption de paternité et l’action en constatation de la possession d’état.
Pour information, l’action en recherche de maternité (C.civ., art. 325) est une action en justice par laquelle un enfant ou ses représentants demandent l’établissement de sa filiation maternelle. L’action en recherche de paternité (C.civ., art. 327) est une action en justice qui vise l’établissement de sa filiation paternelle.
Cette action est nécessaire pour établir une filiation qui vient contredire une filiation légalement établie. On parle de « principe chronologique » (C.civ., art. 320). Ce principe est un principe important du thème de la filiation.
Cette partie du cours consiste à présenter l’ensemble des règles relatives à la filiation par l’adoption.
> L’adoption plénière a pour effet de conférer à l’adopté une filiation qui se substitue à sa filiation d’origine : l’adopté cesse d’appartenir à sa famille par le sang (C.civ., art. 356). Il y a substitution d’un lien de filiation par un autre.
> L’adoption simple a pour effet de conférer à l’adopté une filiation qui s’ajoute à sa filiation d’origine (C.civ., art. 364). Il y a adjonction d’un lien de filiation à un autre.
Une partie du cours de droit de la famille s’intéresse donc à la filiation en cas de gestation pour autrui (GPA) et en cas de procréation médicalement assistée (PMA). La situation atypique des personnes transgenres est également abordée.
L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Sa finalité est de protéger l’enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne (C.civ., art. 371-1).
S’agissant des attributs, le cours de droit de la famille développe notamment l’obligation d’éducation, l’obligation d‘entretien ou encore s’agissant des biens de l’enfant, l’administration légale et la jouissance légale.
S’agissant des contrôles, le cours présente notamment les mesures d’assistance éducatives et les règles relatives à la délégation et au retrait de l’autorité parentale.
Rédigé par
Accédez à +500h de cours vidéo, fiches de révision, QCM et flashcards pour réussir votre licence de droit.
✓ Accès immédiat
✓ Sans engagement
✓ Résiliable en 1 clic
📖 À lire aussi

Vous trouverez dans cet article un exemple de cas pratique en Droit de la famille portant sur le…

Vous trouverez dans ce document un exemple de cas pratique intégralement rédigé en Droit de la famille composé…

Vous trouverez ci-dessous un QCM (Quiz) de Droit de la famille. Ce QCM de droit concerne le programme…
💬
Laisser un commentaire