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QCM, Quiz – Droit de la famille

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Vous trouverez ci-dessous un QCM (Quiz) de Droit de la famille. Ce QCM de droit concerne le programme de la matière Droit de la famille de la première année de droit (parfois troisième année de droit).

Généralement, le Droit de la famille est la matière étudiée au second semestre après l’introduction au droit. Pour accéder au QCM d’Introduction au droit cliquez-ici.

Ce QCM de Droit de la famille est composé de 15 questions. Les réponses figurent à la fin des questions.

En bonus, vous avez un autre QCM (gratuit) composé de 20 questions pour tester vos connaissances à la fin de la page, qui vous permettra de vous entrainer en conditions réelles.

Ce qui nous donne : un QCM de 15 questions et un autre de 20 questions !

QCM de Droit de la famille

QCM de Droit de la famille

Les fiancés :
  • Ne sont pas libres de rompre leurs fiançailles
  • Sont libres de rompre leurs fiançailles en vertu du principe de liberté matrimoniale ✓

Les fiancés sont libres de rompre leurs fiançailles en vertu de la liberté matrimoniale prévue par l’article 12 de la CEDH (arrêt de principe « Bouvier » du 30 mai 1838).

En cas de rupture des fiançailles, la bague de fiançailles :
  • Est toujours conservée par la fiancée
  • Doit être restituée lorsque son montant est disproportionné par rapport aux ressources du donateur  ✓
  • Doit être restituée en tout état de cause

La bague de fiançailles constitue en principe un présent d'usage devant être conservé par la fiancée, mais par exception, elle doit être restituée lorsque son montant est disproportionné par rapport aux ressources du donateur (Civ. 1ère, 19 déc. 1979, 78-13.346).

L’altérité des sexes n’est plus une condition de fond de validité du mariage depuis :
  • La loi du 17 mai 2011
  • La loi du 17 mai 2013  ✓
  • La loi du 17 mai 2015

Il s’agit de la loi du 17 mai 2013 votée sous le quinquennat de F. Hollande.

Peut entrainer l’annulation d’un mariage :
  • Une erreur déterminante du consentement ou une situation de violence physique ou morale ✓
  • Un dol

L’erreur déterminante du consentement et la violence physique ou morale entraînent la nullité du mariage (C. civ., art. 180). Le dol, vice de consentement dans le droit commun des contrats, ne constitue pas un vice du consentement permettant d’obtenir la nullité du mariage.

Le mariage du majeur en curatelle ou en tutelle nécessite :
  • Une autorisation
  • Une simple information de la personne chargée de la mesure de protection ✓

Le mariage du majeur en curatelle ou en tutelle n’a plus à être autorisé depuis la loi du 23 mars 2019 (C. civ., art. 460), une simple information de la personne chargée de la mesure de protection (tuteur ou curateur) suffit.

L’officier d’état civil doit nécessairement procéder à l’audition des époux sauf :
  • En cas d’impossibilité ou s’il ne l’estime pas nécessaire ✓
  • Si les époux sont âgés de plus de 21 ans

L’officier d’état civil procède à l’audition des futurs époux sauf s’il ne l’estime pas nécessaire ou en cas d’impossibilité (C. civ., art. 63). L’âge des époux n’a aucun rapport avec cette audition.

Les époux doivent désigner au minimum : 
  • Un témoin
  • Deux témoins ✓
  • Trois témoins

Les époux doivent désigner deux témoins au minimum et quatre au maximum (C.civ., art. 75).

En cas de bigamie, l’époux déjà engagé dans les liens d’un précédent mariage encourt :
  • Une peine d’emprisonnement d’un an et 45.000 euros d’amende  ✓
  • Une simple contravention de cinquième classe
  • Aucune sanction pénale, mais simplement l’annulation du mariage

L’époux déjà marié qui contracte un second mariage encourt une peine d’un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende (C. pén., art. 433-20).

L’opposition à mariage est nécessairement : 
  • Un acte écrit signifié par commissaire de justice ✓
  • Un acte réalisé uniquement par le ministère public

Le ministère public n’est pas la seule personne habilitée à former une opposition à mariage (par exemple, les ascendants, certains collatéraux le peuvent aussi). Toutefois, il s’agit bien nécessairement d’un acte écrit signifié par commissaire de justice (C. civ., art. 66).

La nullité relative a vocation :
  • À protéger un intérêt privé ✓
  • À protéger un intérêt général
  • À protéger un intérêt général et un intérêt privé

Au sein des nullités, on distingue la nullité relative qui a vocation à protéger un intérêt privé de la nullité absolue, fondée sur l’ordre public, qui a vocation à protéger l’intérêt général.

Le nombre insuffisant de témoins est : 
  • Un empêchement prohibitif n’entrainant pas la nullité du mariage  ✓
  • Un empêchement dirimant qui entraine la nullité du mariage

Au sein des irrégularités pouvant affecter la célébration du mariage, on distingue celles, peu graves, n’entrainant pas la nullité du mariage (empêchements prohibitifs) et celles, plus graves, dont l’inobservation entraine la nullité du mariage (empêchements dirimants).

La nullité relative est encourue en cas de :
  • Non présence de l’un des époux français
  • Défaut d’autorisation familiale  ✓
  • Clandestinité du mariage

La nullité relative est encourue en cas de vice du consentement de l’époux (C. civ., art. 180) ou de défaut d’autorisation familiale (C. civ., art. 182). Pour les autres causes, il s’agit de la nullité absolue.

L’annulation du mariage :
  • Entraine la disparition rétroactive du mariage  ✓
  • Ne vaut que pour l’avenir

L’annulation entraine la disparition rétroactive du mariage : on fait comme si le mariage n’avait jamais existé.

Il est possible de violer le devoir de fidélité du mariage simplement sans relations sexuelles extra-conjugales :
  • Vrai ✓
  • Faux

La notion de fidélité englobe la notion de fidélité « physique » (relations charnelles) et celle de fidélité « intellectuelle » (infidélité sans relations charnelles).

L’adultère (violation du devoir de fidélité) :
  • Est sanctionné pénalement
  • Peut conduire au prononcé d’un divorce pour faute ✓
  • Conduit nécessairement au prononcé d’un divorce pour faute

L’adultère n’est plus sanctionné pénalement, mais peut conduire au prononcé d’un divorce pour faute en cas de « violation grave ou renouvelée ».

II. Correction du QCM de Droit de la famille (réponses expliquées)

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Question n°1 – Les fiancés :

  • 1. Ne sont pas libres de rompre leurs fiançailles
  • 2. Sont libres de rompre leurs fiançailles en vertu du principe de liberté matrimoniale (bonne réponse)
💡Explication

Les fiancés sont libres de rompre leurs fiançailles en vertu de la liberté matrimoniale prévue par l’article 12 de la CEDH (arrêt de principe « Bouvier » du 30 mai 1838).

Question n°2 – En cas de rupture des fiançailles, la bague de fiançailles :

  • 1. Est toujours conservée par la fiancée
  • 2. Doit être restituée lorsque son montant est disproportionné par rapport aux ressources du donateur (bonne réponse)
  • 3. Doit être restituée en tout état de cause
💡Explication

La bague de fiançailles constitue en principe un présent d’usage devant être conservé par la fiancée, mais par exception, elle doit être restituée lorsque son montant est disproportionné par rapport aux ressources du donateur (Civ. 1ère, 19 déc. 1979, 78-13.346).

Question n°3 – L’altérité des sexes n’est plus une condition de fond de validité du mariage depuis :

  • 1. La loi du 17 mai 2011
  • 2. La loi du 17 mai 2013 (bonne réponse)
  • 3. La loi du 17 mai 2015
💡Explication

Il s’agit de la loi du 17 mai 2013 votée sous le quinquennat de F. Hollande.

Question n°4 – Peut entrainer l’annulation d’un mariage :

  • 1. Une erreur déterminante du consentement ou une situation de violence physique ou morale (bonne réponse)
  • 2. Un dol
💡Explication

L’erreur déterminante du consentement et la violence physique ou morale entraînent la nullité du mariage (C. civ., art. 180). Le dol, vice de consentement dans le droit commun des contrats, ne constitue pas un vice du consentement permettant d’obtenir la nullité du mariage.

Question n°5 – Le mariage du majeur en curatelle ou en tutelle nécessite :

  • 1. Une autorisation
  • 2. Une simple information de la personne chargée de la mesure de protection (bonne réponse)
💡Explication

Le mariage du majeur en curatelle ou en tutelle n’a plus à être autorisé depuis la loi du 23 mars 2019 (C. civ., art. 460), une simple information de la personne chargée de la mesure de protection (tuteur ou curateur) suffit.

Question n°6 – L’officier d’état civil doit nécessairement procéder à l’audition des époux sauf :

  • 1. En cas d’impossibilité ou s’il ne l’estime pas nécessaire (bonne réponse)
  • 2. Si les époux sont âgés de plus de 21 ans
💡Explication

L’officier d’état civil procède à l’audition des futurs époux sauf s’il ne l’estime pas nécessaire ou en cas d’impossibilité (C. civ., art. 63). L’âge des époux n’a aucun rapport avec cette audition.

Question n°7 – Les époux doivent désigner au minimum : 

  • 1. Un témoin
  • 2. Deux témoins (bonne réponse)
  • 3. Trois témoins
💡Explication

Les époux doivent désigner deux témoins au minimum et quatre au maximum (C.civ., art. 75).

Question n°8 – En cas de bigamie, l’époux déjà engagé dans les liens d’un précédent mariage encourt :

  • 1. Une peine d’emprisonnement d’un an et 45.000 euros d’amende (bonne réponse)
  • 2. Une simple contravention de cinquième classe
  • 3. Aucune sanction pénale, mais simplement l’annulation du mariage
💡Explication

L’époux déjà marié qui contracte un second mariage encourt une peine d’un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende (C. pén., art. 433-20).

Question n°9 – L’opposition à mariage est nécessairement : 

  • 1. Un acte écrit signifié par commissaire de justice (bonne réponse)
  • 2. Un acte réalisé uniquement par le ministère public
💡Explication

Le ministère public n’est pas la seule personne habilitée à former une opposition à mariage (par exemple, les ascendants, certains collatéraux le peuvent aussi). Toutefois, il s’agit bien nécessairement d’un acte écrit signifié par commissaire de justice (C. civ., art. 66).

Question n°10 – La nullité relative a vocation :

  • 1. À protéger un intérêt privé (bonne réponse)
  • 2. À protéger un intérêt général
  • 3. À protéger un intérêt général et un intérêt privé
💡Explication

Au sein des nullités, on distingue la nullité relative qui a vocation à protéger un intérêt privé de la nullité absolue, fondée sur l’ordre public, qui a vocation à protéger l’intérêt général.

Question n°11 – Le nombre insuffisant de témoins est : 

  • 1. Un empêchement prohibitif n’entrainant pas la nullité du mariage (bonne réponse)
  • 2. Un empêchement dirimant qui entraine la nullité du mariage
💡Explication

Au sein des irrégularités pouvant affecter la célébration du mariage, on distingue celles, peu graves, n’entrainant pas la nullité du mariage (empêchements prohibitifs) et celles, plus graves, dont l’inobservation entraine la nullité du mariage (empêchements dirimants).

Question n°12 – La nullité relative est encourue en cas de :

  • 1. Non présence de l’un des époux français
  • 2. Défaut d’autorisation familiale (bonne réponse)
  • 3. Clandestinité du mariage
💡Explication

La nullité relative est encourue en cas de vice du consentement de l’époux (C. civ., art. 180) ou de défaut d’autorisation familiale (C. civ., art. 182). Pour les autres causes, il s’agit de la nullité absolue.

Question n°13 – L’annulation du mariage :

  • 1. Entraine la disparition rétroactive du mariage (bonne réponse)
  • 2. Ne vaut que pour l’avenir
💡Explication

L’annulation entraine la disparition rétroactive du mariage : on fait comme si le mariage n’avait jamais existé.

Question n°14 – Il est possible de violer le devoir de fidélité du mariage simplement sans relations sexuelles extra-conjugales :

  • 1. Vrai (bonne réponse)
  • 2. Faux
💡Explication

La notion de fidélité englobe la notion de fidélité « physique » (relations charnelles) et celle de fidélité « intellectuelle » (infidélité sans relations charnelles).

Question n°15 – L’adultère (violation du devoir de fidélité) :

  • 1. Est sanctionné pénalement
  • 2. Peut conduire au prononcé d’un divorce pour faute (bonne réponse)
  • 3. Conduit nécessairement au prononcé d’un divorce pour faute
💡Explication

L’adultère n’est plus sanctionné pénalement, mais peut conduire au prononcé d’un divorce pour faute en cas de « violation grave ou renouvelée ».

III. Bonus : Testez vos connaissances avec un QCM supplémentaire de Droit de la famille

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À la fin du QCM (20 questions) vous aurez votre score avec les réponses aux questions expliquées en détail.

QCM Droit de la famille

Pendant la procédure de divorce, une pension alimentaire peut être accordée à l’un des époux sur le fondement :
  • Du devoir d'assistance
  • Du devoir de secours ✓
  • Du devoir de communauté de vie
Les frais liés à l’éducation des enfants :
  • Relèvent de la contribution aux charges du mariage ✓
  • Relèvent du devoir de secours
  • Relèvent du devoir de communauté de vie
Les résidences secondaires sont considérées comme des « logements de famille » bénéficiant de la protection de l’article 215 du Code civil :
  • Vrai
  • Faux ✓
Les majeurs en tutelle :
  • Peuvent conclure un Pacs sans autorisation du juge, mais doivent être assistés de leur tuteur lors de la signature ✓
  • Ne peuvent pas conclure de Pacs sans autorisation du juge
Le Pacs entraine une obligation de fidélité :
  • Vrai
  • Faux ✓
Le Pacs n’a aucun effet sur l’état civil :
  • Vrai ✓
  • Faux
Le Pacs :
  • Entraine une obligation alimentaire entre chacun des partenaires et les ascendants de l’autre partenaire
  • N’entraine aucune obligation alimentaire entre les partenaires et les ascendants de l’autre partenaire ✓
Le concubinage nécessite toujours une communauté de toit :
  • Vrai
  • Faux
  • Aucune des deux réponses ci-dessus, car la jurisprudence est confuse sur le sujet ✓
Le concubinage est :
  • Une union de fait ✓
  • Une union légale
La preuve du concubinage :
  • Se fait nécessairement par des modes de preuve listés par le Code civil
  • Peut se faire par tous moyens ✓
Les concubins :
  • Peuvent exercer en commun l’autorité parentale ✓
  • Ne peuvent pas exercer en commun l’autorité parentale
Il n’existe aucune obligation à la dette entre les concubins :
  • Vrai
  • Faux
  • En principe, il n’existe aucune obligation à la dette, mais des exceptions existent ✓
Sélectionnez les filiations incestueuses qui ne peuvent être établies :
  • Entre ascendants et descendants d’une même ligne, et entre frères et sœurs ✓
  • Entre oncle et nièce
  • Entre tante et neveu
Une présomption de paternité est prévue :
  • Au profit du mari ✓
  • Au profit du concubin
  • Au profit du partenaire masculin pacsé
La présomption de paternité ne s’applique pas lorsque l’enfant a été conçu pendant une période de séparation légale :
  • Vrai ✓
  • Faux
La reconnaissance volontaire effectuée par le père :
  • Requiert le consentement de la mère de l’enfant
  • Peut intervenir avant ou après la naissance de l’enfant ✓
Une adoption plénière peut être faite :
  • Par deux époux, deux partenaires pacsés ou deux concubins ✓
  • Par deux époux uniquement
  • Par deux époux ou deux partenaires pacsés uniquement
L’adoption plénière peut être faite par une personne seule à condition qu’elle ait plus de :
  • 24 ans
  • 26 ans ✓
  • 28 ans
La GPA a d’abord été interdite sur le fondement :
  • Du principe d’inviolabilité du corps humain
  • Des principes d’indisponibilité de l’état des personnes et d’indisponibilité du corps humain ✓
L’altérité sexuelle reste une condition requise pour pouvoir recourir à l’assistance médicale à la procréation :
  • Vrai
  • Faux ✓
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