Rattrapages en Fac de droit : Le guide en 7 étapes pour réussir

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Les rattrapages en fac de droit — ou « seconde session » — sont une deuxième chance de valider les matières où vous avez obtenu moins de 10/20 à la première session. Ils ont lieu en juin-juillet et portent en général sur le même programme. Bonne nouvelle : la majorité des étudiants qui les préparent sérieusement valident leur année. Voici comment ils fonctionnent, et notre méthode en 7 étapes pour les réussir.
Vous venez d’apprendre avec tristesse (et énervement) que vous êtes bon pour passer par la case « rattrapages » ? Vous êtes peut-être déçu, abasourdi ou énervé par vos résultats et ce n’est sûrement pas la fin de semestre que vous aviez imaginé. D’autant plus, si vous pensiez que les partiels s’étaient bien passés…
Mais rassurez-vous, que vous soyez en première année, en deuxième année, en troisième année ou même en master, de nombreux étudiants en droit sont dans cette situation chaque année et, parmi eux, nombreux sont ceux qui réussissent à valider leur année !
Et, en bonus, je vous donnerai à la fin de l’article 3 conseils pour réussir cette session de la seconde chance.
C’est parti !
À la fac de droit, les examens de licence se déroulent généralement en deux sessions distinctes.
Une première session de partiels, qui portent sur la totalité des matières, se déroule traditionnellement entre décembre / janvier pour les enseignements qui concernent le premier semestre, puis vers avril / mai pour les enseignements du second semestre.
L’idéal est évidemment de réussir à valider les examens de cette première session à la fois au premier semestre et au second semestre.
Une deuxième session, dénommée « rattrapage » est organisée pour les étudiants qui n’ont pas validé certaines unités d’enseignement à la première session.
Les rattrapages constituent donc un genre de « seconde chance » pour les étudiants qui n’ont pas réussi à valider certaines unités d’enseignement, c’est-à-dire à obtenir une note égale ou supérieure à la moyenne.
Si l’étudiant réussi cette seconde session, il pourra intégrer l’année supérieure (et évite donc un redoublement).
*Les dates varient selon les universités.
Est-ce grave d’être à la session de rattrapage ?
Beaucoup d’étudiants me demandent si le fait d’être inscrit à cette seconde session de rattrapage est problématique pour la sélection en Master.
Ma réponse est la suivante : NON !
Lors de mes études de droit, je suis passé deux fois aux rattrapages et j’ai pourtant réussi à intégrer le master le plus sélectif de France en droit social.
Sachez qu’il vaut bien mieux réussir à valider son année en passant aux rattrapages que redoubler son année. Un redoublement peut s’avérer plus problématique pour un dossier qu’une session de rattrapages (et encore… le redoublement n’est pas nécessairement problématique).
En revanche, il est certain qu’il vaut mieux éviter de passer par la « case rattrapage » en troisième année de licence juste avant la sélection en Master, afin de présenter le meilleur dossier possible.
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Il est impossible de réaliser une présentation complète des modalités de la session de rattrapages, car chaque université peut avoir ses modalités propres.
Renseignez donc vous bien sur les modalités de VOTRE université.
Prenons l’exemple de l’université Panthéon-Assas Paris II (à adapter à votre fac et à l’année en cours).
Dans l’université Panthéon-Assas Paris II (exemple d’une session récente)
Les épreuves se déroulent généralement à la fin juin et les résultats sont publiés à la mi-juillet (vérifiez les dates exactes de votre fac chaque année).
Dans l’université Côte d’Azur (Nice), les épreuves se déroulent plutôt de la mi-juin au début juillet.
Le format (écrit-écrit, oral-oral) et la durée des épreuves sont identiques à ceux de la session principale, mais la nature du sujet peut différer. Par exemple, le professeur peut choisir d’interroger les étudiants sur un cas pratique lors de la première session, et décider de les interroger sur une dissertation lors de la session de rattrapage.
Chaque épreuve écrite peut ne compter qu’un seul sujet.
Aucune inscription à la session de rattrapage n’est nécessaire. Tous les étudiants sont automatiquement inscrits aux matières non validées, dans des unités d’enseignements non acquis, lors de la première session.
Parlons franchement.
Êtes-vous vraiment prêt à prendre du temps sur vos précieuses vacances pour travailler et réussir vos rattrapages ?…
Cette question n’est pas anodine, car sans motivation il y a peu de chances que vous puissiez réussir la session de rattrapage.
Comme dans le sport, si vous n’avez aucune envie de courir, ne vous lancez pas dans un marathon.
Évidemment, ne pas valider son année peut faire naître un sentiment de découragement et provoquer une remise en question, surtout lorsqu’on pensait avoir suffisamment révisé.
Rassurez-vous, ce sentiment est normal ! Passer par la « deuxième session » n’empêche pas ni de valider son année ni de faire de belles études et par la suite une belle carrière de juriste !
La bonne nouvelle, c’est qu’il existe un moyen simple de se motiver : trouvez une ou plusieurs raisons valables qui vous permettront de réviser sérieusement !
Vous devez tout simplement vous rappeler (ou découvrir) votre objectif à long terme.
Cet objectif est la réponse à la question : pourquoi faites-vous des études de droit et quel est votre projet professionnel ?
Des objectifs clairs vous aident à visualiser ce que vous souhaitez et vous stimulent en vous donnant envie de l’obtenir.
La fixation, la clarification ou la découverte de cet objectif est le moyen le plus efficace de vous motiver à travailler.
Il peut s’agir d’exercer un métier qui rapporte de l’argent, de devenir le nouveau ténor du barreau, de faire de la politique, d’accomplir quelque chose qui vous rend fier…
Bref, clarifiez vos objectifs et faites de cet objectif une priorité dans votre vie.
N’oubliez pas que le but de la session de rattrapage est justement de permettre aux étudiants motivés de rester dans la course.
Franchement, est-ce que ça ne vaut pas le coup de travailler un peu l’été pour éviter de refaire une année universitaire ? …
À mon sens, éviter le redoublement devrait vous motiver.
Concrètement, il s’agit de travailler un mois de plus, pour gagner une année entière.
Croyez–moi, je parle en connaissance de cause, car j’ai redoublé ma première année de droit : ça vaut le coup !
Lorsque l’étudiant a raté l’ensemble de ses matières lors de la première session, il va s’avérer délicat de valider toutes les matières lors de la seconde session de rattrapage…
Mais les rattrapages conservent un intérêt certain : vous pouvez toujours valider certaines matières lors de cette session, ce qui vous évitera d’avoir à les repasser l’année suivante, même en cas de redoublement.
C’est ce qu’on appelle la capitalisation : il s’agit, en cas de redoublement, de la conservation d’une année sur l’autre des éléments acquis.
Voici ce que prévoit par exemple l’université de Nice Côte-D’azur : « Chaque ECUE est capitalisable dès lors que leur moyenne respective est égale ou supérieure à 10/20.
Chaque UE est définitivement acquise et capitalisable dès lors que leur moyenne respective est égale ou supérieure à 10/20 ».
Pour le dire plus simplement, si vous obtenez une note supérieure à 10 dans une matière, cette note peut vous éviter d’avoir à repasser cette matière l’année suivante. Vous aurez donc une année avec un rythme de travail beaucoup plus « doux ».
De manière générale, si vou comptez poursuivre des études de droit, les rattrapages constituent une occasion parfaite pour progresser.
Dites-vous que chaque entrainement vous sera utile pour l’année suivante.
Par exemple, si vous vous entraînez à réaliser un commentaire d’arrêt lors de la session de rattrapage en première année de droit, vous aurez beaucoup plus de facilités à réaliser cet exercice en deuxième et en troisième année de droit.
Profitez donc de cette occasion pour améliorer votre méthodologie juridique et vos connaissances !
Maintenant que j’ai avec moi les étudiants motivés, nous avons fait le plus dur, nous pouvons passer à l’étape n°2 !
Si vous n’avez pas validé votre semestre, c’est qu’il y a un problème quelque part.
Pourquoi n’avez-vous pas réussi à valider vos partiels ?
Le but, en identifiant vos faiblesses posément, est de trouver des solutions pour y remédier.
Comme me répétait ma mère quand j’étais enfant : tous les problèmes ont une solution !
Mais attention, chaque étudiant est différent et tous ne doivent pas travailler les mêmes aspects.
Par exemple, un étudiant qui a beaucoup révisé et connaissait son cours, mais peine à dépasser la moyenne doit impérativement travailler sa méthodologie juridique. À l’inverse, pour l’étudiant qui obtient de très bonnes notes uniquement dans les matières qu’il a révisées, le problème vient vraisemblablement d’un problème d’organisation ou d’un manque de volonté. Il lui faudra donc trouver des méthodes d’organisation ou de motivation pour ne faire aucune impasse.
| Problèmes | Solutions |
|---|---|
| 1 – Le manque de travail | Rappelez-vous vos motivations et organisez-vous sérieusement. Le manque de travail vient souvent de l’absence d’objectif et d’organisation. |
| 2 – Les impasses | Si vous avez déjà raté des partiels à cause d’une impasse, ne commettez plus cette erreur. Vous pouvez privilégier certains thèmes du cours, mais vous ne pouvez pas faire de réelles impasses : c’est trop risqué ! |
| 3 – Les problèmes sur la forme | Reprenez toutes vos anciennes copies et vérifiez les fautes d’orthographe et de syntaxe que vous faites fréquemment. Forcez-vous à les corriger lors de vos entraînements. |
| 4 – La méthodologie juridique | Entraînez-vous au minimum deux fois dans les conditions réelles de l’examen : même temps, même copie, mêmes documents autorisés… Obtenez une correction par un professeur particulier (ou rejoignez la Formule Réussite de l’Académie). |
| 5 – Baisse de motivation au second semestre | Si vous avez eu une baisse de motivation au second semestre (ça peut arriver), rappelez-vous pourquoi vous faites des études de droit et trouvez les raisons pour lesquelles vous souhaitez réussir. |
| 6 – Manque de chances ? | Vous avez pu manquer de chance sur certaines épreuves. Mais ce n’est jamais le manque de chance qui permet d’expliquer l’échec à 100 %. Vous devez trouver ce qui ne va pas et chercher à vous améliorer. |
| 7 – Problème d’organisation | Suivez les conseils de ce guide pour vous organiser (notamment avec un planning de révision). Ne soyez pas flemmard : une bonne organisation, c’est 50 % de la réussite ! |
| 8 – Mauvaise gestion du stress | Si vous avez un tempérament particulièrement stressé, essayez de mieux dormir (le manque de sommeil peut générer du stress), de bien manger et de faire de la visualisation positive (imaginez-vous tous les jours en train de réussir vos partiels). Chassez toutes vos mauvaises pensées ! |
Les amis… Avant même d’établir votre programme de révision, vous devez constater l’ampleur des dégâts !
En fac de droit, toutes les universités proposent des rattrapages mais les règles de « validation » des matières varient selon les différentes facs de droit.
Combien de matières avez-vous à repasser ? Avez-vous des matières fondamentales (majeures) ou des matières complémentaires (mineures) ? Comment se passent les rattrapages dans votre fac de droit ? Est-ce que les matières sont orales ou écrites ? Quelle est la forme de l’examen ?
Identifier tous ces points vous permettra d’y voir plus clair, d’estimer la charge de travail et d’organiser vos révisions en conséquence.
Par exemple, pour la forme de l’examen, si votre partiel dans telle matière de droit civil était un cas pratique mais qu’au rattrapage l’exercice du commentaire d’arrêt est systématiquement donné, l’entrainement au commentaire d’arrêt doit être prioritaire. De même, on ne se prépare pas de la même manière pour des examens oraux ou écrits. Intéressez-vous donc aux modalités de contrôle des connaissances.
Nous avançons tranquillement vers votre rédemption juridique !
Procurez-vous maintenant un ou des calendriers soit sous forme papier (ce que je conseille) soit au format Excel par exemple.
« Pourquoi ?… » se demandent les plus curieux d’entre vous.
Vous devez visualiser le chemin et les différentes étapes qui vous conduiront au point d’arrivée final, c’est-à-dire à la validation de votre année.
En d’autres termes, la tenue d’un calendrier permet aux étudiants d’avoir une vision d’ensemble de la gestion de leur temps pour ne pas être dépassés.
Vous devez remplir cet emploi du temps de plusieurs activités :
Vous devez respecter deux règles importantes.
D’abord, ce planning doit être affiché à un endroit visible lorsque vous travaillez.
Ensuite, ne surestimez pas votre capacité à travailler ! Vous aurez nécessairement des évènements imprévus et des envies de repos pendant les vacances, le but n’est pas de travailler comme un fou furieux, mais simplement d’en faire un petit peu chaque jour.
« Rien ne sert de courir, il faut partir à point » comme disait l’autre dans sa fable ! En d’autres termes, soyez régulier.
Que faire si vous avez trop de matières à repasser et pas assez de temps ?
Essayez de viser les matières les plus importantes pour valider au moins certains blocs ou hiérarchise / priorisez vos révisions en fonction des sujets qui ont le plus de chances de tomber lors de la session de rattrapage.
Votre planning de révision doit refléter ces choix.
Comme vous, Camille est passée par la case « rattrapages ».
Avec seulement une semaine devant elle et trois matières à maîtriser – droit constitutionnel, droit de la famille, et droit des personnes – elle a su mettre en place une stratégie gagnante en révisant 7h par jour pendant 1 semaine.
Voici le planning de révision de Camille :
| Jour / Bloc | Matin (08:00 – 11:45) | Après-midi (13:00 – 16:45) | Soirée (18:00 – 21:45) |
|---|---|---|---|
| Lundi | Vidéos Droit constitutionnel + Fiches | Vidéos Droit de la famille + Fiches | Vidéos Droit des personnes + Fiches |
| Mardi | Révision Droit constitutionnel avec QCM/Flashcards | Révision Droit de la famille avec QCM/Flashcards | Révision Droit des personnes avec QCM/Flashcards |
| Mercredi | Annales corrigées Droit constitutionnel | Annales corrigées Droit de la famille | Annales corrigées Droit des personnes |
| Jeudi | Vidéos Droit constitutionnel + Fiches | Vidéos Droit de la famille + Fiches | Vidéos Droit des personnes + Fiches |
| Vendredi | Révision Droit constitutionnel avec QCM/Flashcards | Révision Droit de la famille avec QCM/Flashcards | Révision Droit des personnes avec QCM/Flashcards |
| Samedi | Annales corrigées Droit constitutionnel | Annales corrigées Droit de la famille | Annales corrigées Droit des personnes |
| Dimanche | Révisions libres/Approfondissement méthodologie ou détente | Révisions libres/Approfondissement méthodologie ou détente | Révisions libres/Approfondissement méthodologie ou détente |
Camille a révisé avec les cours de l’Académie.
Vous pouvez bien entendu « alléger » ce planning si vous avez plus de temps avant vos rattrapages ou si vous avez moins de matières à rattraper.
Camille a réussi a valider toutes ses matières et a même repris confiance en ses capacités !
D’après mon expérience d’ancien étudiant et de chargé d’enseignement, vous avez trois possibilités d’apprendre vos cours.
La première possibilité est de réviser sans faire de fiches directement sur vos cours magistraux ou sur vos manuels de plusieurs centaines de pages. Le but est d’utiliser sa mémoire en lisant leur cours plusieurs fois à échéances régulières.
Je déconseille cette méthode aux étudiants qui ne sont pas réguliers ou qui n’ont pas une excellente mémoire.
La deuxième possibilité est de ficher vous-mêmes vos cours, ce qui vous permet, dans une certaine mesure, de mieux comprendre la matière. Toutefois, à supposer qu’ils aient le temps de tout ficher, les étudiants commettent trop souvent l’erreur de mal ficher leurs cours (éléments importants non retranscrits, fiches trop courtes ou trop longues…).
L’avantage de cette technique pour les étudiants ayant tendance à apprendre lentement est que vous gagnez un temps considérable. Vous pouvez utiliser ce temps gagné pour apprendre le cours et faire des entrainements en vue des partiels de rattrapage.
Mais attention, ces fiches doivent remplir plusieurs critères :
Et maintenant au boulot !
Ne remettez pas à plus tard ce que vous pouvez faire dès maintenant ! Dès la fin de cet article, commencez à accomplir chaque étape.
Pour finir, j’aimerais vous donner les conseils suivants :
1. Reposez-vous avant de commencer (à la fin de vos partiels)
Je vous conseille de ne pas commencer à réviser directement après la fin de vos partiels du second semestre.
Prenez un petit temps pour vous reposer. Ce temps de repos vous évitera de craquer en cours de révision !
2. Organisez-vous sérieusement
Je vous assure que les problèmes d’organisation constituent LA cause la plus fréquente des mauvais résultats. Vous devez désormais être organisé comme un militaire.
Vous avez dans ce guide les étapes pour vous organiser : suivez-les à la lettre !
3. Ne sous-estimez pas l’importance de la motivation et de la visualisation positive
Pourquoi croyez-vous que tous les grands sportifs (Conor MC GREGOR, Mohamed ALI…) et les grands entrepreneurs à succès (Elon MUSK, Jeff BEZOS…) pratiquent autant la visualisation ?
J’ai réussi l’examen du CRFPA en me répétant tous les matins et tous les soirs que j’étais convaincu que j’allais réussir, en visualisant et en ressentant ma réussite.
Faites la même chose, visualisez votre admission !
4. Soyez régulier
Toutes les personnes qui accomplissent leurs objectifs ont en commun une qualité : la régularité. Vous devez faire de votre objectif une priorité.
La régularité est le chemin vers le succès, c’est-à-dire l’obtention de la licence de droit.
5. Entrainez-vous dans les conditions réelles de l’examen
Si je pouvais revenir dans le passé et parler au « moi » d’il y a une dizaine d’années, je lui dirais : « entraine-toi dans les conditions réelles de l’examen, et essaye de comprendre tes erreurs avec un professeur pour t’améliorer, abruti ! ».
Si je peux vous aider à ne pas être aussi bête que je l’ai été au début de mes études supérieures…
Enfin, ne vous mettez pas la pression, le but n’est pas de devenir le nouveau major de promo de votre Fac de droit… mais simplement d’obtenir la moyenne dans toutes les matières.
Voici la liste des erreurs que je rencontre le plus fréquemment avec nos étudiants.
1 – Orthographe / syntaxe
Les fautes d’orthographe peuvent vous faire perdre entre 1 et 3 points environ selon les différents correcteurs (et selon votre nombre de fautes). Beaucoup d’étudiants ne valident pas leurs matières à 0,5 point près. Faites attention à votre orthographe !
2 – Manque de précision dans l’utilisation des termes
Certains étudiants avec qui je travaille sont parfois convaincus de bien connaître leur cours. Mais lorsque je les interroge, leurs explications manquent de précisions. Or le manque de précision en droit conduit souvent à des informations erronées. Exemple : dire que « l’abus de droit de propriété est une faute » n’est pas exact. L’abus de droit de propriété est un cas de responsabilité civile fondé sur l’article 1240 du Code civil qui nécessite la preuve d’une faute constituée par une intention de nuire, un dommage et un lien de causalité entre la faute et le dommage.
Le meilleur moyen pour progresser sur ce point et de vous faire réciter après avoir appris votre cours ou de demander à un proche de vous faire réciter (ça évite d’être dans le déni 😅).
3 – Ne pas se renseigner sur les sujets déjà tombés
Ne faites pas comme ces étudiants qui, par flemme, commencent à réviser sans plan ni organisation. Vous devez toujours aller voir les annales des années précédentes pour vous faire une idée des sujets qui peuvent tomber.
Dans beaucoup d’universités, il y a des professeurs qui remettent fréquemment les mêmes sujets. Vous pourrez donc privilégier certains points de cours si vous manquez de temps.
5 – Non-respect de la méthodologie
Je vois trop d’étudiants dans le déni qui pensent maîtriser la méthodologie juridique alors que ce n’est pas le cas.
Dans tous les exercices juridiques, il y a des étapes obligatoires. Par exemple en dissertation il y a 5 parties dans l’introduction : accroche, définitions des termes du sujet, contexte, problématique, annonce de plan… Si vous ouliez l’annonce de plan, vous perdrez des points.
Vérifiez vos anciennes copies et assurez-vous de n’avoir oublié aucune étape.
6 – Impasse
Il vaut mieux réviser sans impasse une matière que deux matières avec des impasses.
Si vous manquez de temps, vous devez évidemment prioriser les thèmes du cours qui ont le plus de chances de tomber.
7 – Ne pas se remettre en question
On peut parfois rater ses partiels en partie à cause du manque de chances (ça arrive), mais évite de remettre la faute sur le manque de chance, car cette attitude peut vous déresponsabiliser et vous empêcher de corriger vos erreurs.
Lorsqu’un étudiant échoue, il y a TOUJOURS des points à corriger pour s’améliorer.
8 – Le manque de travail
Pour réussir ses rattrapages, il faut beaucoup de volonté, car vous allez devoir travailler pendant la période estivale. On ne va pas se mentir, si vous voulez réussir, vous allez devoir travailler sérieusement !
9 – Le manque d’organisation
Dans ce guide, nous vous avons donné une méthode en plusieurs étapes pour vous organiser. Suivez à la lettre ces étapes rigoureusement pour être organisé !
Tout dépend de votre université. Regardez les annales des années précédentes de la matière concernée pour vous faire un avis. D’après mon expérience d’enseignant, les sujets ne sont pas nécessairement plus difficiles, mais les professeurs aiment bien changer le type d’exercice (par exemple : un commentaire d’arrêt à la deuxième session à la place d’un cas pratique en première session). Dans ce cas, la session de rattrapages peut s’avérer un peu plus difficile, car il faut s’entraîner à un autre type d’exercice.
Comme en première session, l’objectif est d’atteindre la moyenne de 10/20 — soit directement dans la matière, soit par compensation à l’intérieur de l’unité d’enseignement (UE) puis du semestre. En pratique, la note obtenue au rattrapage remplace généralement celle de la première session. Attention : les règles varient selon les facultés (certaines retiennent la meilleure des deux notes, d’autres uniquement celle de la seconde session) — vérifiez le règlement des examens de votre fac.
De manière générale : NON. Passer par la case « session de rattrapage » en première ou en deuxième année de droit n’empêche pas d’intégrer un master sélectif (j’en suis la preuve). Toutefois, être aux rattrapages en troisième année peut s’avérer un peu plus problématique, car cela signifie que vous n’avez pas eu de bonnes notes lors de la première session (or la sélection se fait justement en L3 pour les masters).
Je vous invite à (re)lire l’article ci-dessus !
Tout dépend de votre université. Regardez les annales des années précédentes pour vous faire un avis. D’après mon expérience d’enseignant, les étudiants sont toujours interrogés sur une notion qui figure au programme, mais pas nécessairement sur le même chapitre ou le même thème (il ne faut donc pas faire d’impasse).
NON. Faire des impasses est le meilleur moyen de rater votre deuxième session. En revanche, vous pouvez « hiérarchiser » en travaillant davantage les sujets qui, au regard des annales des autres années, vous semblent avoir le plus de chances de tomber.
Encore une fois, tout dépend de votre université. Il y a toujours un temps de préparation entre le dernier examen de la première session et le premier examen des rattrapages. Mais peu d’étudiants ont la motivation de réviser avant de connaître leurs résultats de première session. Or, entre l’annonce des résultats et le début des rattrapages, le délai peut être bref.
Généralement, la nature de l’épreuve ne change pas (par exemple : si le partiel de première session était écrit, vous aurez encore un écrit au rattrapage). Je vous conseille toutefois de vous renseigner, car les modalités varient selon les universités.
Contactez les associations étudiantes, posez des questions aux étudiants de l’année supérieure, fouillez les forums et les groupes Facebook, Telegram, WhatsApp, Discord… Vous finirez nécessairement par trouver des informations.
Si vous êtes certain d’avoir raté les examens du second semestre ou de ne pas avoir validé les blocs du premier semestre : OUI. Vous gagnerez plusieurs semaines de révision, ce qui est considérable. Votre année peut se jouer sur quelques jours de révision en plus ou en moins !
Oui, c’est possible — mais ce n’est pas la fin du monde. Si vous ne validez pas votre année après la seconde session, plusieurs options existent : le redoublement (refaire l’année), l’AJAC (« ajourné autorisé à continuer » : passer dans l’année supérieure tout en gardant les matières non validées à repasser, quand votre fac l’autorise), ou une réorientation. Le plus important : analysez ce qui a coincé cette année pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.
C’est tout pour cet article sur les rattrapages en fac de droit, j’espère qu’il vous a plu ! Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le dire en commentaires.
Et surtout, un énorme M….. à vous !
Raphaël
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