DEUG en droit : ce qu’il faut savoir

94 % de nos étudiants valident leur année. Voir comment →
Le DEUG (diplôme d’études universitaires générales) est un diplôme national de niveau bac+2 qui sanctionne les deux premières années d’université. Créé en 1973, il a cédé sa place de diplôme de référence à la licence avec la réforme LMD, généralisée vers 2006. Il n’a pas disparu pour autant : plusieurs universités le délivrent encore, à la demande de l’étudiant, une fois la L1 et la L2 validées. Un DEUG en droit correspond donc aujourd’hui à une L2 de droit réussie, soit 120 crédits ECTS.
Vous avez obtenu un DEUG de droit avant 2006 et vous vous interrogez sur sa valeur aujourd’hui ? Ou peut-être pensez-vous préparer ce diplôme ?
Dans les deux cas, vous êtes au bon endroit : nous allons faire le point sur ce qu’est devenu le DEUG en droit et les options qui s’offrent à vous vingt ans plus tard.
Le DEUG (Diplôme d’Études Universitaires Générales) en droit était, jusqu’en 2006, le premier diplôme universitaire juridique que l’on obtenait après deux années d’études. Si ce diplôme n’existe plus aujourd’hui sous cette forme, les deux premières années de la licence de droit correspondent toujours à ce niveau d’études.
En 2006, la réforme européenne LMD (Licence-Master-Doctorat) a réorganisé les études supérieures. Le DEUG a été intégré dans le cursus de la licence, qui est devenue le premier diplôme universitaire en droit.
Dans cet article, vous allez voir :
C’est parti ! 😊
Le DEUG en droit a été créé par un arrêté du 27 février 1973, dans le cadre d’une réforme visant à structurer le premier cycle universitaire. Pendant plus de 30 ans, il a constitué pour les études de droit le premier diplôme universitaire juridique, validant deux années d’études supérieures.
En 2006, le DEUG disparaît officiellement dans le cadre de la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat). Cette réforme, qui s’inscrit dans le processus européen d’harmonisation des diplômes (dit « processus de Bologne »), réorganise les études supérieures autour de trois diplômes principaux :
La réforme LMD n’a pas supprimé le niveau bac+2 en tant que tel. Elle l’a simplement intégré dans un parcours plus large, celui de la licence. L’objectif était de faciliter la mobilité des étudiants en Europe grâce à un système de diplômes comparable.
Aujourd’hui, même si le DEUG n’existe plus en tant que diplôme autonome, la validation des deux premières années de licence (L1 et L2) correspond toujours à :
Le DEUG peut d’ailleurs toujours être obtenu sous forme de diplôme intermédiaire. L’université Toulouse Jean-Jaurès indique par exemple que les titres intermédiaires de DEUG et de maîtrise sont délivrés à la demande de l’étudiant après validation des deux premières années de licence. La démarche se fait auprès du bureau des diplômes de votre université, avec l’attestation de réussite de L2, et prend souvent plusieurs semaines. Pour un DEUG obtenu avant 1999, le diplôme n’a parfois jamais été édité : il faut alors une recherche dans les archives.

Les passerelles entre formations sont nombreuses avec un niveau bac+2. Par exemple, les étudiants ayant validé deux années de prépa D1 (ENS Rennes) ou D2 (ENS Paris-Saclay) peuvent intégrer directement une L3 de droit. De même, théoriquement, le système LMD permet à un étudiant ayant validé deux années dans n’importe quelle licence (histoire, économie, etc.) de candidater en L3 de droit.
Attention toutefois : si cette passerelle existe en théorie, elle est dans les faits plus complexe à mettre en œuvre et nécessite un excellent dossier ainsi qu’un travail personnel conséquent pour rattraper les bases juridiques étudiées durant les deux premières années de licence de droit.
En première année de Licence de droit (L1), les étudiants découvrent les matières fondamentales du droit :
La deuxième année de Licence droit (L2) approfondit ces bases et introduit de nouvelles matières :
Au-delà des matières théoriques, les deux premières années sont cruciales pour acquérir une bonne méthodologie juridique :
• Fiche d’arrêt
• Commentaire d’arrêt
• Commentaire de texte
• Cas pratique
• Dissertation juridique
Ces compétences « techniques » sont essentielles pour la suite de votre parcours, que ce soit pour la troisième année de licence de droit et dans le milieu professionnel.
La troisième année de Licence de droit est l’année de la spécialisation : vous allez devoir vous orienter soit en droit privé, soit en droit public. Les matières étudiées en L3 sont beaucoup plus denses et techniques : droit fiscal, droit social, droit administratif des biens, droit international public, droit des sociétés…
Vous souhaitez faire des études de droit ? Il est important de comprendre que même si nous parlons ici du niveau bac+2, la licence de droit est un diplôme qui se prépare en trois ans.
S’arrêter au bout de deux années d’études n’est généralement pas recommandé, car cela limite considérablement vos débouchés professionnels. Et puis, une fois que vous êtes sur votre lancée, autant continuer, non ? 😊
La licence de droit constitue la voie principale pour acquérir une formation juridique solide et ouvrant de bonnes perspectives d’emploi sur le marché du travail. Si les deux premières années vous permettent d’acquérir les fondamentaux, c’est la troisième année qui vous permet d’obtenir votre diplôme.
Bien que vous puissiez théoriquement obtenir un certificat de réussite certifiant vos deux années d’études supérieures (correspondant au DEUG), s’arrêter après deux années de licence est rarement une bonne stratégie. Même si ce niveau vous permet de passer certains concours administratifs de catégorie B, la plupart des employeurs recherchent au minimum un niveau licence complète (bac+3).
Plusieurs BTS permettent d’acquérir des compétences juridiques en deux ans :
Le BTS Notariat forme aux techniques notariales à travers des stages en études. Cette formation vous prépare aux fonctions de collaborateur de notaire ou de secrétaire juridique.
Le BTS Professions Immobilières inclut une importante composante juridique, notamment en droit immobilier et droit des contrats.
Le BTS Assurance permet de se spécialiser dans le droit des assurances, particulièrement apprécié dans les compagnies d’assurance (forcément !) et les cabinets de courtage.
La capacité en droit est un diplôme national universitaire de niveau bac particulièrement adapté pour :
Ce diplôme a été créé par Napoléon Ier en 1804 pour former les officiers ministériels. Aujourd’hui, il reste une voie d’accès précieuse aux études juridiques pour les personnes qui n’ont pas le baccalauréat !
Le programme de la capacité se déroule sur deux années universitaires, à la suite desquelles vous pouvez poursuivre en première année de Licence de droit.
En première année, vous découvrirez les matières fondamentales du droit :
La deuxième année permet d’approfondir vos connaissances avec des matières plus spécialisées :
L’organisation des études est similaire à celle de la licence. Les cours magistraux en amphithéâtre vous apportent les connaissances théoriques. Ils sont complétés par des travaux dirigés en petits groupes où vous mettez en pratique ces connaissances à travers des exercices juridiques. Si les cours en amphi ne sont pas obligatoires, nous vous conseillons vivement de suivre les TD qui sont essentiels pour maîtriser la méthodologie juridique.
Une fois diplômé, deux options s’offrent à vous selon vos résultats :
Le Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) Carrières Juridiques est une formation en trois ans qui combine droit et gestion. Même si la formation complète dure trois ans, les deux premières années vous permettent d’acquérir :
Les enseignements du BUT Carrières juridiques sont variés : introduction au droit, droit de la famille, droit des contrats, droit des affaires, droit social, droit constitutionnel… À cela s’ajoutent des cours de droit appliqué, de techniques juridiques, comptables et de gestion, de langues étrangères, de communication et d’informatique.
Cette formation est particulièrement adaptée si vous visez des postes d’assistant juridique ou que vous souhaitiez poursuivre avec un concours administratif ou un concours dans le domaine de la Justice (greffier, administration pénitentiaire…).
Vous avez obtenu un DEUG en droit avant 2006 et souhaitez reprendre vos études ? Plusieurs options s’offrent à vous, selon votre projet professionnel.
Lire aussiReprendre des études de droitLe DEUG étant équivalent à 120 crédits ECTS, vous pouvez théoriquement intégrer directement une troisième année de licence en droit. Cette possibilité séduisante demande toutefois une préparation rigoureuse.
La première étape consiste à contacter le service « Reprise d’études » de l’université visée. Chaque établissement a ses propres modalités d’admission. Vous devrez généralement constituer un dossier comprenant :
C’est une réalité que nous constatons chaque année : les étudiants qui reprennent après une longue interruption doivent souvent consacrer les premières semaines à une mise à niveau intensive.
Le droit est une matière vivante qui évolue constamment. Depuis 2006, de nombreux changements sont intervenus :
Pour mettre toutes les chances de votre côté dans cette reprise d’études, plusieurs options s’offrent à vous :
Après mon DEUG obtenu en 2003, j’ai travaillé 15 ans comme assistante dans un chambre de commerce et d’industrie (CCI). En 2023, j’ai repris en L3 à distance. Les premiers mois ont été intenses pour la mise à niveau, mais mon expérience professionnelle s’est révélée un véritable atout pour comprendre les aspects pratiques du droit. Par ailleurs, je pense que la maturité qu’on a à 40 ans permet une bien meilleure organisation et gestion du temps qu’en sortie de lycée.
Marie, 42 ans, Reprise d’études de droitVotre DEUG de droit combiné à votre expérience professionnelle peut être valorisé de deux manières :
La Validation des Acquis Professionnels (VAP) : elle permet d’intégrer une formation sans avoir le diplôme normalement requis. Par exemple, un DEUG en droit couplé à une expérience en ressources humaines pourrait vous permettre d’accéder directement à un Master RH.
La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) : si vous justifiez d’au moins une année d’expérience en rapport avec le domaine juridique, vous pouvez obtenir tout ou partie d’un diplôme supérieur. Par exemple, un assistant juridique pourrait valider certaines parties d’une licence en droit grâce à son expérience professionnelle.
Si ces dispositifs semblent séduisants sur le papier, il s’agit dans les faits de procédures administratives chronophages et fastidieuses. Il peut parfois être plus « simple » de reprendre directement en première année de Licence de droit.
Bien que des dispositifs comme la VAE ou la VAP permettent théoriquement d’intégrer directement une L2 ou L3, la majorité des personnes en reconversion choisissent de reprendre depuis la L1, et c’est souvent un choix judicieux.
Pourquoi ? À la différence d’autres disciplines, le droit nécessite une méthodologie très spécifique et un vocabulaire juridique précis qu’il est difficile d’acquérir « en accéléré ». Commencer en première année permet de construire des bases solides.
À 30 ans, après 10 ans dans la vente, j’ai décidé de me reconvertir dans le droit. J’ai commencé par suivre la L1 et la L2 à distance tout en conservant mon emploi. Mon expérience commerciale m’a beaucoup servi pour comprendre le droit des contrats et le droit des affaires. Aujourd’hui, trois ans plus tard, je suis juriste dans une PME du secteur industriel.
Marc, 34 ansLe DEUG en droit constitue une base solide pour se réorienter vers :
Si vous travaillez, la formation à distance peut être une excellente option pour reprendre vos études. Les universités proposent aujourd’hui des cursus entièrement en ligne, avec des cours accessibles 24h/24 et des examens en présentiel regroupés sur quelques jours.
La reconversion demande de la persévérance. Les premiers mois peuvent être déstabilisants car il faut retrouver des habitudes de travail et réhabituer son cerveau à mémoriser. Mais la satisfaction de construire un nouveau projet professionnel compense largement ces efforts initiaux !
Lire aussiTechniques pour mieux apprendre ses cours de droitDe nombreuses personnes se demandent s’il est possible de travailler avec un niveau bac+2 en droit. La réponse est oui ! Bien que la poursuite d’études jusqu’à la licence ou le master soit souvent recommandée, plusieurs opportunités s’offrent à vous après deux années d’études juridiques.
Un niveau bac+2 en droit vous permet d’accéder aux concours de catégorie B de la fonction publique. L’administration recherche constamment des profils avec une formation juridique. Vous pourrez notamment vous présenter aux concours de greffier, de contrôleur des finances publiques ou de secrétaire administratif.
L’avantage de ces concours ? Une fois titularisé, vous bénéficierez de la sécurité de l’emploi et de possibilités d’évolution vers la catégorie A. De plus, certaines administrations proposent des préparations internes aux concours, ce qui vous permettra de continuer à progresser.
Le secteur privé offre également des débouchés intéressants. Les cabinets d’avocats et les études notariales recrutent régulièrement des assistants juridiques. Votre formation vous permettra de comprendre les dossiers et d’assister efficacement les professionnels du droit.
Dans les entreprises, vous pourrez postuler à des postes comme :
Selon l’enquête Jeunes Diplômés, Alternants & Stagiaires 2024 de WTW, le salaire annuel de base médian d’un jeune diplômé de niveau bac+2 (BTS, DUT, DEUG) est de 28 000 euros bruts, soit environ 2 330 euros bruts par mois. Il peut augmenter significativement avec l’expérience ou l’obtention de diplômes complémentaires.
Les métiers du droit offrent des rémunérations variables. Les professions les mieux rémunérées étant généralement :
• Avocat en cabinet d’affaires (rétrocession variable selon le statut au sein du cabinet, à partir de 100 000€ bruts annuels après quelques années)
• Juriste d’entreprise ou directeur juridique dans les grands groupes (50 000€ à 80 000€ bruts annuels) • Notaire (revenus variables selon l’étude, pouvant dépasser 150 000€ annuels)
Ces postes nécessitent toutefois la poursuite d’études au-delà du niveau bac+2.
Si je devais donner un conseil, j’encouragerais vivement la poursuite d’études jusqu’à la licence au minimum. J’ai constaté que les étudiants qui commencent à travailler directement après un bac+2 reprennent souvent leurs études quelques années plus tard.
Si les débouchés professionnels existent dès le niveau bac+2, notamment dans l’administration et le secteur privé, la poursuite d’études reste une option à privilégier quand c’est possible. La licence (bac+3) ouvre davantage de portes et permet d’accéder à des postes plus qualifiés.
Le monde juridique est en pleine mutation, ouvrant la porte à des métiers novateurs à l’intersection du droit et du numérique. Les étudiants en droit peuvent désormais viser des carrières qui fusionnent expertise juridique avec des compétences techniques et créatives.
Voici quelques-uns de ces métiers émergents :
Juriste-codeur
Expert en droit qui combine des compétences en programmation pour développer des outils juridiques automatisés.
Juriste en Legal design
Professionnel qui utilise les principes du design pour rendre l’information juridique plus accessible et compréhensible.
Chargé de Communication juridique
Spécialiste qui rend les concepts juridiques clairs et engageants pour un public non spécialiste.
Legal Operations Manager (Legal Ops)
Gestionnaire qui optimise les processus au sein des départements juridiques pour une meilleure efficacité.
Juriste IA
Spécialiste des questions juridiques liées à l’intelligence artificielle, travaillant souvent sur le développement et la réglementation de l’IA.
Data Privacy Officer (DPO)
Expert en protection des données personnelles, veillant à la conformité avec les lois telles que le RGPD.
Pour les étudiants en droit, s’orienter vers ces « nouveaux métiers du droit » signifie acquérir une expertise spécialisée qui va au-delà de la connaissance juridique traditionnelle. La double compétence leur confère une polyvalence appréciée et la capacité de répondre aux besoins spécifiques de l’ère numérique.
Vous avez un DEUG en droit ou vous pensiez en préparer un ? Les choses ont changé depuis 2006, mais les opportunités restent nombreuses.
Si vous êtes titulaire d’un DEUG, vous pouvez soit valoriser directement ce niveau bac+2 (concours administratifs, poste d’assistant juridique), soit reprendre vos études en L3 ou en L1 selon votre situation.
DEUG signifie « diplôme d'études universitaires générales ». C'est un diplôme national de niveau bac+2 qui sanctionne les deux premières années d'université. Il a été créé en 1973 pour structurer le premier cycle universitaire.
Oui, comme diplôme intermédiaire. Depuis la réforme LMD, le diplôme de référence est la licence (bac+3), mais plusieurs universités, comme Toulouse Jean-Jaurès ou Paris 8, délivrent encore le DEUG à la demande de l'étudiant qui a validé sa L1 et sa L2. La demande se fait auprès du bureau des diplômes.
Une L2 validée. Les deux premières années de licence correspondent au niveau du DEUG : bac+2, 120 crédits ECTS, avec la même reconnaissance pour les concours administratifs de catégorie B.
Oui, mais les débouchés restent limités. Un DEUG de droit permet de passer des concours administratifs de catégorie B (greffier, contrôleur des finances publiques, secrétaire administratif) ou de travailler comme assistant juridique. Poursuivre jusqu'à la licence ouvre nettement plus de portes.
Oui. Trois voies existent : candidater directement en L3, puisque le DEUG vaut 120 crédits ECTS ; faire valider ses acquis (VAP ou VAE) ; ou reprendre en L1 pour retrouver des bases solides. Après une longue interruption, la reprise en L1 est souvent la plus sûre.
Pas en tant que tel, puisqu'on s'inscrit aujourd'hui en licence. En revanche, les deux premières années de licence de droit se suivent à distance, par exemple à l'IED de Paris 1. Une fois la L2 validée, vous pouvez demander le DEUG si votre université le délivre.
Oui. Le DEUG reste un diplôme national de niveau bac+2. Sur un CV, on peut l'écrire ainsi : « 2000-2002 : DEUG de droit (bac+2), université de [ville] ».
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