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Reprendre ses études de droit : Guide complet

Si vous lisez cet article, c’est que vous envisagez probablement de reprendre des études de droit. Que ce soit dans le cadre d’une reconversion professionnelle ou pour perfectionner vos connaissances juridiques afin d’évoluer professionnellement, c’est un projet courageux !

Comment s’inscrire et dans quelle université ? Faut-il repartir de zéro en première année ? Est-ce que les études de droit sont difficiles ? Comment réussir quand on n’a pas mis le nez dans un cours depuis de nombreuses années ?

Vous allez découvrir dans cet article toutes les informations dont vous avez besoin pour mener à bien votre projet de reprise d’études de droit.

C’est parti ! 

Les 3 questions à se poser avant de reprendre des études de droit

Reprendre des études de droit à 30 ans, 40 ans, est-ce vraiment possible ? La réponse est OUI ! Néanmoins, il y a à mon sens 3 questions à se poser avant de se lancer.

Première question : avez-vous un projet professionnel bien défini ?

Définir son projet professionnel et se renseigner sur les débouchés de la spécialité en droit que l’on vise est primordial pour deux raisons.

La première raison est qu’il serait stupide (disons les choses franchement) de viser une spécialité qui ne recrute pas. Si vous reprenez les études de droit, j’imagine que c’est pour trouver un emploi qui paie bien et pas seulement pour le plaisir d’apprendre des cours de droit pendant quelques années.

Vous devez donc viser une spécialité dans laquelle il y a du travail. Il y a des domaines dans lesquels vous trouverez toujours du travail : le droit fiscal, le droit du travail, le droit de la propriété intellectuel, le droit économique, le droit des marchés publics… et ce malgré la crise sanitaire.

Il y a en revanche des matières qui peuvent être attrayantes mais dans lesquelles les débouchés professionnels sont rares. À titre d’exemple, méfiez-vous des Masters « Droits de l’homme » qui conduisent assez fréquemment au chômage… (pour un témoignage en sens contraire cliquez ici).

Pour être certain de faire le bon choix regardez simplement sur des sites d’offres d’emplois les domaines juridiques qui recrutent le plus en tapant « juriste », « avocat », « juridique » ou « droit ». Vous verrez que certaines spécialités sortent du lot (par exemple sur indeed en cliquant ici).

La deuxième raison est qu’il est important de s’assurer en amont que le métier visé correspond bien à ce que vous avez en tête. Si possible, allez à la rencontre de professionnels, discutez avec eux, faites une journée d’immersion sur le terrain, questionnez-les sur les horaires et le rythme de travail, sur les conditions d’accès à ce type de poste…

Par exemple, je constate que vous êtes nombreux à vouloir reprendre des études de droit pour devenir avocat. C’est un projet louable ! Attention toutefois, pour devenir avocat, il ne suffit pas de valider une licence de droit. Il faut obtenir à minima un Master 1 en droit (soit 4 ans), réussir l’examen d’accès à l’école d’avocat (le fameux CRFPA), y suivre des cours pendant 2 ans et (enfin !) valider le CAPA (Certificat d’aptitude à la profession d’avocat). 

Deuxième question : avez-vous suffisamment de temps à consacrer à vos études de droit ?

Les études de droit sont difficiles et le sont d’autant plus pour une personne qui doit conjuguer un travail ou une vie de famille à côté. Mais c’est jouable ! Avant de vous lancer, il est important de mesurer la quantité de temps que vous allez devoir consacrer à vos études de droit.

Le nombre d’heures de votre programme de cours

Le programme de la première année de droit est constitué de matières dites fondamentales (avec travaux dirigés) et de matières dites complémentaires : Droit civil, Droit constitutionnel, Droit administratif, Droit pénal mais également des matières plus générales telles que l’histoire du droit et des institutions, Relations internationales, Sciences politiques, Sciences économiques, ainsi que des cours de langues.

Globalement, il faut compter entre 20h et 25h de cours par semaine, selon les universités. Concrètement, vous aurez chaque semaine entre 3 heures et 4 heures 30 consacrées aux travaux dirigés, entre 6 heures et 9 heures de cours consacrées aux matières fondamentales et entre 9 heures et 12 heures de cours consacrées aux matières complémentaires.

Renseignez-vous sur le volume horaire des cours des différentes universités que vous visez. Pour l’université Paris II, vous avez par exemple 519 heures de cours à l’année mais le nombre d’heures peut être bien inférieur dans d’autres universités. 

Certaines universités proposent également des licences de droit à distance, une formule qui peut être judicieuse si vous avez un emploi à côté.

Le nombre d’heures consacrées à l’apprentissage et aux révisions

Il est assez difficile de donner une estimation du volume horaire que vous allez devoir y consacrer car cela dépend de votre manière de travailler. 

De manière générale, il faut pouvoir consacrer environ 1h à 2h par jour en semaine et un temps un plus important le week-end (au minimum 2 heures par jour, notamment pour la préparation des TD).

Évidemment, vous allez devoir rogner ce temps sur certaines activités ou loisirs et trouver une nouvelle organisation. Toutefois, rassurez-vous, de nombreux étudiants cumulant job étudiant et études de droit valident leur licence de droit. Vous devrez simplement faire preuve de plus de rigueur dans votre organisation.

Troisième question : êtes-vous prêt mentalement pour les études de droit ?

D’après les statistiques, les étudiants de droit ou sciences politiques ne sont que 42% à passer en deuxième année de droit.

Que deviennent les autres ? Ils sont 34% à redoubler leur première année de droit, 21% à quitter les effectifs universitaires et 2% à se réoriententer vers une autre discipline. Finalement, 48 % des étudiants en droit obtiennent une licence en 3 ou 4 ans (4 ans pour ceux qui redouble une fois). Ce qui signifie que vous avez environ une chance sur deux d’obtenir votre licence en droit au moment de votre inscription (source : données statistiques du Ministère de l’enseignement supérieur).

Si l’on compte, dans les 52% de personnes qui n’obtiendront pas leur licence en droit, tous les étudiants qui abandonnent volontairement en première ou en deuxième année se rendant compte qu’ils ont embrassé une voie qui ne leur plait pas, les statistiques ne jouent pas en votre défaveur contrairement à ce qu’on entend parfois.

Toutefois, voici à mon sens les principales qualités dont vous devrez faire preuve pour faire partie de ces 48% d’étudiants qui réussissent :

Autonomie : À la fac de droit, vous pouvez décider de ne pas vous rendre aux cours magistraux et vous êtes responsables du travail à faire pour les travaux dirigés. Si vous ne faites pas votre travail vous n’aurez aucune « réprimande » de la part de vos chargés de travaux dirigés mais simplement un 0 sur 20 !

Motivation : Vous allez parfois vous sentir seul, voire dépassé par la quantité de connaissances à assimiler. Les devoirs à rendre demandent un travail sérieux qu’il est impossible de faire « à la va vite ». Si vous avez un conjoint, parlez- lui de votre choix, qui peut avoir une réelle incidence sur votre couple et votre vie de famille.

Rigueur : Les études de droit nécessitent un travail régulier. La clef pour réussir est une bonne organisation. Vous allez devoir ficher vos cours au fur et à mesure et les apprendre régulièrement, au risque de vous sentir totalement dépassé à l’approche des partiels.

Maintenant que vous avez répondu à ces 3 questions, si vous êtes encore là, c’est que vous êtes prêt à vous lancer dans les études de droit 😊 Il est temps de passer à l’étape suivante : l’inscription à la fac de droit !

Les différentes voies possibles pour reprendre des études de droit 

Si vous avez interrompu vos études depuis au moins deux ans, vous devez vous inscrire sous le régime de la formation continue. En ce sens, vous « sortez » du système classique de formation initiale des étudiants (intégration avec Parcoursup) et intégrez le système de formation continue. L’inscription et les coûts de formation dépendront alors du système administratif de chaque université.

Attention : certains cursus sont ouverts à la fois aux candidats inscrits sous le régime de la formation initiale ou continue, d’autres sont exclusivement réservés à un seul type de régime.

La première chose à faire est de commencer par vous renseigner auprès du bureau ou du service “Reprise d’études” de l’université de droit dans laquelle vous souhaitez suivre vos cours. En fonction de votre cursus, des diplômes que vous avez obtenus et de votre expérience, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

Situation n°1 – Vous n’êtes pas titulaire du baccalauréat : reprise d’étude sans le bac grâce à la Capacité en droit (CAPD) 

La capacité en droit est généralement réalisée par les non-bacheliers. C’est un diplôme d’état qui se réalise sur deux ans, et qui permet à ceux qui n’ont pas pu terminer leurs études secondaires de s’inscrire dans l’enseignement supérieur dans des disciplines juridiques.  

À l’issue des deux ans, l’obtention de la capacité vous donne la possibilité de poursuivre en première année de licence de droit, en première années de DUT Carrières juridiques ou du BTS Notariat et de passer les concours de la fonction publique.  

À noter que certaines universités acceptent le passage directement en L2 de droit en fonction de vos résultats de la capacité en droit.  

Au programme (variable selon les universités) : Introduction au droit, Droit pénal et procédure pénale, Droit social, Droit commercial, Droit administratif, Droit des personnes et de la famille, Droit des biens et des obligations, Droit constitutionnel, Economie politique et Droit judiciaire.  

Situation n°2 - Vous êtes titulaire du baccalauréat : vous reprenez vos études directement en L1 de droit

Si vous avez le baccalauréat, vous êtes en principe de facto admissible à la L1 de droit. Toutefois, certaines universités aux capacités d’accueil limitées peuvent être sélectives : votre admission se fera sur présentation d’un dossier ou lors d’un entretien pour évaluer votre motivation.  

Situation n°3 - Vous êtes titulaire d’un diplôme d’études supérieur dans le domaine du droit : reprise d’étude directement en L1, L2, L3 ou Master de droit grâce aux diplômes précédemment obtenus 

Vous avez déjà validé deux années d’études supérieures dans le domaine du droit (L2 Droit, BTS ou DUT dans des matières juridiques) : en théorie, vous pouvez intégrer une licence de droit directement en L3. Chaque université ayant son propre mode d’inscription, vous devez au préalable contacter le service « Reprise d’études » pour vous informer sur les modalités requises. Dans la pratique, c’est l’université qui décide si vous pouvez entrer directement en troisième année ou si vous devez rattraper certaines unités d’enseignements (le programme de certaines matières peut avoir totalement changé en quelques années).  

Vous avez déjà une Licence ou un Master dans le domaine du droit : vous avez donc le niveau requis pour intégrer un Master spécialisé en droit. De plus en plus de Masters proposent des formations adaptées aux candidats en reprise d’études, avec des cours à distance ou des cours du soir.  

Attention, ce n’est pas parce-que vous postulez que vous serez admis. La plupart des Masters possèdent un nombre de places limitées. De la même manière qu’en formation initiale, chaque directeur de Master fixe ses critères d’admission. Selon la spécialité visée, vous pourrez être admis à l’issue d’un concours ou d’un examen, d’un entretien, ou après l’examen de votre dossier. Dans tous les cas, une attention particulière sera portée sur la cohérence de votre projet professionnel et sur vos motivations.  

Situation n°4 : Vous êtes titulaire d’un diplôme d’études supérieures dans une matière non juridique (ex. : Littérature, Langues, Economie…) 

Option 1 : Vous reprenez vos études à partir de la L1 de droit

Faut-il repartir de zéro en reprenant l’intégralité du cursus ou postuler dans un niveau correspondant à vos derniers diplômes ? 

Il sera plus compliqué (voire très difficile) pour un candidat qui n’a aucun diplôme en droit d’intégrer une L3 et encore plus un M1 ou M2 en droit. La reprise en première année est donc une option « de facilité » puisque vous êtes quasiment certain d’être admis.

Démarrer en 1ère année de licence lorsque l’on est déjà diplômé d’un M2 peut paraitre décourageant mais présente l’avantage de pouvoir vous « remettre » dans les études à un rythme progressif. La première année, vous allez assimiler les bases du droit et de la méthodologie juridique, vous permettant ainsi d’apprendre les notions et concepts qui vous serviront pour les années suivantes. 

Toutefois, si vous en avez la possibilité, voici mon conseil : épargnez-vous des années et postulez directement dans le niveau le plus élevé ! 

Option 2 : Vous postulez directement dans le diplôme du niveau supérieur à celui précédemment obtenu

Si vous avez validé deux années dans l’enseignement supérieur dans une matière non juridique, vous avez en théorie le niveau requis pour vous inscrire directement en L3 de droit. C’est la commission pédagogique de l’université qui jugera de votre admission, sur dossier et/ou sur entretien. Elle examinera votre historique universitaire, votre expérience professionnelle, votre motivation et votre projet professionnel. D’une commission à l’autre, la réponse peut être variable, ce qui signifie que vous pouvez être admis dans une université et pas une autre. Dans les faits, il sera peu probable que vous soyez admis si vous ne pouvez pas mettre en parallèle les unités d’enseignements proposées avec vos différents acquis (universitaires ou expérience professionnelle).  

Si vous êtes titulaire d’un Master d’une matière non juridique, vous disposez du niveau universitaire requis pour intégrer une L3, M1 ou M2 en droit. Encore une fois, c’est à l’université de décider si vous êtes admissible ou non. Cela dépend de votre parcours et de votre CV : intégrer un Master spécialisé en droit de l’audiovisuel peut être totalement justifié lorsque vous avez un diplôme à dominante proche du droit (économie, sciences politiques…) et travaillé plusieurs années dans un service juridique d’un groupe média par exemple. En revanche, votre candidature sera moins facile à justifier si votre CV ne présente aucun rapport avec la spécialité visée.  

Il existe une autre possibilité pour reprendre des études de droit, en obtenant une passerelle par la validation des acquis et de l’expérience.  

 
Option 3 : Vous intégrez une L3 ou un master de droit grâce au dispositif de VAPP (validation des acquis professionnels et personnels) 

La question se pose pour ceux qui souhaitent intégrer une année après la L1, par la validation de leurs études supérieures ou de la validation de leurs expériences professionnelles.  

Le dispositif de VAPP vous permet d’intégrer une formation sans avoir obtenu le diplôme initialement requis pour y accéder grâce à votre expérience professionnelle.  

Exemple : vous avez un niveau bac +2 et souhaitez intégrer un Master spécialisé en droit. Vous pouvez demander à intégrer une formation en faisant valoir votre expérience.  

Le processus de candidature est différent selon les universités.  

Généralement, vous devrez remplir un dossier de candidature spécifique VAPP, à télécharger sur le site de l’Université visée ou à récupérer directement auprès du service concerné. Dans certaines universités, vous devrez participer à une réunion d’information pour pouvoir récupérer ce dossier. 

Ce dossier doit être particulièrement soigné, tant sur le fond que sur la forme. Il s’agit de justifier que vous avez acquis, par votre expérience personnelle ou professionnelle, des connaissances juridiques suffisantes pour intégrer une formation en droit. Peuvent donner lieu à validation : les acquis issus des formations ultérieures, de l’expérience professionnelle acquise (salariée ou non), des stages, des connaissances personnelles acquises en dehors d’un système de formation (activités associatives, syndicales ou politiques, voyages, etc.).  

Dans certains cas, vous pouvez être convoqué à un entretien avec les responsables de la formation. Certaines universités vous demanderont également de passer une épreuve écrite pour tester vos connaissances.  

La commission pédagogique va évaluer votre niveau de compétences en parallèle avec les attendus de la formation. Elle peut émettre un avis favorable, défavorable ou vous proposer une réorientation.  

Si vous êtes admis, vous pouvez donc intégrer une licence de droit directement en L3 ou vous inscrire en Master. Il n’y a aucune raison de vous sentir moins légitime qu’un autre. Votre expérience personnelle et professionnelle vous a certainement donné des atouts qu’un « petit jeune » n’aura pas (gestion du stress, organisation, capacité d’analyse…). Il est néanmoins vivement conseillé de rattraper les bases des matières fondamentales des années précédentes ainsi que la méthodologie juridique. 

Focus sur le dispositif de VAE (validation des acquis par l’expérience)

Le dispositif de VAE diffère de la VAPP dans la mesure où il vous permet, sans retourner en cours, de faire reconnaître vos compétences avec l’obtention d’un diplôme reconnu en adéquation avec les acquis de l’expérience professionnelle, au même titre que les étudiants ayant suivi la formation. Ce dispositif est intéressant dans le cas où vous n’avez pas le temps de suivre une formation à temps plein et que souhaitez évoluer professionnellement au sein de votre entreprise ou obtenir une reconnaissance de votre parcours professionnel.

Pour bénéficier de la VAE, il faut avoir exercé une activité pendant au moins 1 an, en rapport avec le contenu de la certification visée. Pour vous aider à identifier le diplôme qui correspond le plus à votre expérience, vous pouvez vous renseigner sur le portail de la VAE.

La validation des acquis par l’expérience se déroule généralement en plusieurs étapes et il s’agit d’un processus beaucoup plus lourd que la VAPP. Il faut compter environ 1 an entre le moment où vous allez postuler et l’obtention du diplôme.

Premièrement, on vous demandera de construire un dossier de « recevabilité” et de le transmettre à votre Université. Vous recevrez alors une réponse, qui peut être favorable ou défavorable (il se peut également qu’on vous propose une réorientation).

Deuxièmement, si votre candidature est jugée recevable, vous serez amené à construire un dossier de VAE d’une cinquantaine de pages, à travers lequel vous devrez montrer vos acquis par l’expérience en rapport avec le diplôme visé. Le jury portera son attention sur vos capacités d’analyse, de synthèse et de prise de recul par rapport aux projets ou missions que vous avez réalisées. Ce dossier se réalise généralement sur le même rythme qu’une année universitaire, entre octobre et mai. Certaines universités proposent des prestations d’accompagnement pour la réalisation de ce dossier de VAE, sous forme d’ateliers collectifs ou d’entretiens individuels (attention, le coût peut être assez important !).

Enfin, vous serez amené à passer une soutenance devant un jury d’enseignants et de professionnels pour expliquer vos expériences et vos motivations. À l’issue de cette soutenance, la Commission décidera si votre demande d’obtention de diplôme est acceptée, partiellement acceptée ou refusée.

Option 4 : Reprendre ses études de droit en passant par un DU (diplôme universitaire)  

Le diplôme universitaire est un diplôme d’établissement (délivré par une université), en opposition avec la Licence, le Master et le Doctorat qui sont des diplômes nationaux ou diplômes d’Etat (délivrés au nom du ministère). A ce titre, bien que le DU soit un « vrai » diplôme (certains DU vous permettent même d’obtenir des crédits ECTS), il n’est pas reconnu au niveau national et sa reconnaissance sur le marché de l’emploi varie en fonction des spécialités et des enseignements.   

Il existe une multitude de DU dans le domaine du droit : DU Droit et technologies du numérique à l’Université Paris 2, Droit des entreprises en difficulté à l’Université Paris 1, DU Etudes judiciaires et policières à l’Université de Strasbourg, DU Initialisation aux Droit des affaires à l’Université catholique de Lille, etc.

Si vous envisagez des reprendre des études de droit, le DU peut être intéressant si votre dossier a été refusé pour une entrée dans un cursus classique. En effet, les DU sont en général moins sélectifs que les diplômes d’état. Passer un DU dans une université en particulier peut également vous permettre de postuler ensuite en cursus classique dans cette même université.  

Attention, les conditions d’accès et les frais pédagogiques du DU varient fortement selon le diplôme et selon les universités, il faut au préalable vous renseigner auprès du service formation de votre université.  

Quel est le coût des études de droit ?

En formation initiale, les montants des frais d’inscription universitaires sont fixés chaque année au niveau national et sont notifiés dans un arrêté. Ils varient en fonction du diplôme préparé. Pour l’année 2020-2021, ils sont de 170 euros pour l’inscription en Licence et 243 euros pour l’inscription en Master (pour les étudiants non boursiers). Attention, ces frais d’inscriptions sont beaucoup plus élevés pour les étudiants étrangers.

En formation continue, les frais d’inscription varient fortement selon les universités, en particulier pour les Masters 2. Il existe différentes possibilités de financement selon votre situation : financement par le CPF (compte formation), aides financières par Pôle emploi, co-financement via votre employeur ou le Conseil régional…

Vous devrez également prendre en compte le coût de certains livres de droit ou Codes nécessaires pour réviser ou passer vos examens.

Mes conseils pour réussir sa reprise d’études en droit

Maintenant que vous disposez d’informations sur les conditions pour reprendre des études de droit, vous vous demandez surement comment réussir à se replonger la tête dans les livres de révision ?

Vous trouverez ci-dessous quelques conseils pour réussir vos études de droit.

Conseil n°1 : Gardez toujours à l’esprit votre objectif

Si vous avez décidé de reprendre des études de droit, c’est que vous avez un projet, un objectif précis. C’est un facteur de motivation extrêmement puissant qui vous distinguera des autres étudiants, dont la plupart se retrouvent sur les bancs de la fac de droit un peu par hasard.

Conseil n°2 : Trouvez des méthodes pour gagner du temps

Ce conseil est particulièrement important si vous devez concilier vos études avec une vie de famille ou un emploi à côté. La plupart du temps, ce qui distingue un étudiant qui a des bonnes notes d’un autre, ce ne sont pas l’intelligence ou le temps consacré aux études, ce sont ses méthodes d’organisation.

De nombreuses méthodes vous permettront de gagner du temps. Par exemple, la méthode du Principe de Pareto. Selon ce principe dit « des 80/20 », 80% des effets sont produits par 20% des causes. Concrètement, cela signifie qu’il va falloir vous identifier les 80% des moments où vous êtes le moins efficace et vous concentrer sur les 20% des moments où vous êtes le plus.

Ce principe peut se cumuler la Loi de Parkinson, qui dit que le travail va s’étendre sur tout le temps qui est disponible pour réaliser ce travail. Ainsi, si vous vous fixez deux jours pour faire une fiche, vous allez utiliser ces deux jours. Essayez de voir si vous pouvez réduire ce temps, en réalisant vos fiches en une journée. La plupart du temps, vous constaterez que vous serez plus efficace pour accomplir cette tâche.

Conseil n°3 : Boostez votre mémoire pour être plus efficace

Vous allez devoir apprendre et retenir par cœur des plans de cours et des centaines de notions juridiques chaque semaine. Or, l’école ne nous a jamais appris à développer notre mémoire et il se peut que vous n’ayez plus l’habitude de la faire travailler. Pourtant, apprendre à mémoriser est un point essentiel.

Avec de bonnes techniques de mémorisation, vous pouvez devenir meilleur que n’importe qui !

Renseignez-vous sur les différentes techniques de mémorisation. Personnellement, j’ai utilisé la technique dite du « Palais de mémoire », qui vise à visualiser des lieux durant mes études de droit. Actuellement, j’utilise la fabuleuse technique du Mindmapping avec mes étudiants et dans les Fiches de révision mises à disposition sur ce site. Il existe des centaines d’autres techniques de mémorisation, je vous invite à vous renseigner sur ce sujet passionnant et à trouver vos propres méthodes.

Conseil n°4 : Prendre l’habitude de travailler régulièrement

Ce conseil est valable pour tous les étudiants, qu’ils soient en reprise d’études ou non. Je suis convaincu que les études de droit ne sont pas difficiles à condition de travailler régulièrement. C’est-à-dire un peu TOUS les jours.

Le problème en fac de droit est que si vous ne travaillez pas une seule semaine vous prenez du retard que vous aurez beaucoup de mal à rattraper. Vous souhaitez réussir ? Préparer TOUS vos TD et travaillez régulièrement. La méthode qui consiste à tout apprendre au dernier moment ne fonctionne malheureusement pas.

J’ai eu la flemme de tout lire, pouvez-vous me résumer ?

Résumons tout ce que nous venons d’évoquer 

Un projet de reconversion est courageux mais également risqué. Assurez-vous d’avoir un projet professionnel bien défini, du temps à consacrer à ce projet et une bonne dose de motivation pour reprendre vos études de droit en tout état de cause.

La licence de droit n’est pas la seule option. En fonction de votre parcours, de votre CV et de vos objectifs, vous pouvez vous inscrire à différents diplômes sans forcément repasser par la case L1.

Enfin, les 4 principaux conseils que je donnerais à une personne qui reprend des études de droit sont :

1/ Fixez-vous un objectif.

2/ Trouvez des méthodes pour gagner du temps.

3/ Boostez votre mémoire pour être plus efficace.

4/ Travaillez régulièrement.

J’espère que ce guide vous a été utile. N’hésitez pas à laisser un commentaire pour poser vos questions ou partager vo expérience ☺

Reprendre ses études de droit guide complet

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