Cours de droit commercial : l’essentiel de la matière


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Le droit commercial est une matière fondamentale de la deuxième année de licence en droit (L2). Il régit les règles applicables aux commerçants et aux actes de commerce, et constitue le socle du droit des affaires que vous approfondirez en L3 avec le droit des sociétés.
Dans cet article, nous présentons le programme complet du cours de droit commercial, les notions essentielles à maîtriser et des conseils pour réussir le partiel. Vous trouverez également des liens vers le QCM de droit commercial, le QCM de droit des affaires et un exemple de cas pratique corrigé.
Le droit commercial est l’ensemble des règles juridiques applicables aux commerçants dans l’exercice de leur activité professionnelle et régissant l’activité commerciale et les actes de commerce. Le commerce consiste à acheter pour revendre ou à mettre son industrie ou ses services à disposition dans un but lucratif.
Cette définition met l’accent sur deux conceptions du droit commercial :
Le droit français consacre une conception mixte du droit commercial, à la fois subjective et objective. Le Code de commerce s’ouvre sur une liste des actes de commerce (conception objective), puis définit les commerçants comme ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle (conception subjective).
Dans certaines universités, cette matière est appelée « droit des affaires ». Cependant, le droit des affaires est plus large que le droit commercial : il englobe, outre le droit commercial, le droit des sociétés, le droit de la propriété intellectuelle, le droit bancaire, le droit des procédures collectives et le droit de la concurrence.
Le droit commercial constitue un droit d’exception par rapport au droit civil, qui est le droit commun. En l’absence de disposition spécifique du Code de commerce, ce sont les règles du droit civil qui s’appliquent.
Le droit commercial déroge au droit civil pour répondre aux exigences de la vie commerciale :
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Le cours de droit commercial s’articule autour de quatre grands thèmes. Ce plan est commun à la plupart des universités françaises. Vous retrouverez ces notions dans le cours vidéo de l’Académie de droit.


L’acte de commerce n’est pas défini par le Code de commerce, qui se contente d’une énumération à l’article L. 110-1. La doctrine retient trois caractéristiques : une idée de spéculation (recherche d’un bénéfice), une idée de circulation ou d’entremise, et une idée d’entreprise.
On distingue trois catégories d’actes de commerce :
Il existe également des actes mixtes, conclus entre un commerçant et un non-commerçant. L’acte est commercial à l’égard du commerçant et civil à l’égard du non-commerçant, ce qui entraîne une dualité de régime juridique.
Le commerçant est défini par l’article L. 121-1 du Code de commerce comme la personne qui accomplit des actes de commerce et en fait sa profession habituelle. Cette qualité emporte l’application d’un régime juridique dérogatoire au droit civil.
L’exercice d’une activité commerciale est en principe libre (liberté du commerce et de l’industrie, consacrée par le décret d’Allarde de 1791). Toutefois, des restrictions existent pour les personnes incapables et pour certaines professions incompatibles avec le commerce (fonctionnaires, avocats, notaires).
Le commerçant est soumis à des obligations spécifiques : immatriculation au RCS, tenue d’une comptabilité, détention d’un compte en banque et établissement de factures. Le conjoint du commerçant qui participe à l’activité doit choisir un statut (conjoint collaborateur, salarié ou associé).
Les litiges en matière commerciale relèvent des tribunaux de commerce (appelés « juridictions consulaires »). Ils sont composés de juges non professionnels, élus par leurs pairs parmi les commerçants et les dirigeants de sociétés commerciales, qui exercent leurs fonctions gratuitement.
Actualité. La loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 a créé le tribunal des activités économiques (TAE), expérimenté depuis le 1er janvier 2025 dans 12 juridictions (Paris, Lyon, Marseille, Nanterre, etc.). Le TAE étend la compétence du tribunal de commerce aux procédures collectives de tous les professionnels (y compris les professions libérales, agriculteurs et associations), qui relevaient auparavant du tribunal judiciaire.
Le fonds de commerce est un bien meuble incorporel composé d’éléments incorporels (clientèle, nom commercial, droits de propriété industrielle, droit au bail) et corporels (matériel, marchandises) affectés à l’exercice d’une activité commerciale.
Le fonds de commerce peut faire l’objet de plusieurs opérations :
Pour approfondir : Exemple de cas pratique corrigé en droit commercial.
En droit commercial, les exercices les plus fréquents au partiel sont le cas pratique et le commentaire d’arrêt (décision rendue par la chambre commerciale de la Cour de cassation).
Entraînez-vous régulièrement avec le QCM de droit commercial et le QCM de droit des affaires pour vérifier votre compréhension du cours.
Cette vidéo d’introduction au droit commercial est présentée par José Alemany de la Vega, juriste et enseignant en droit commercial sur la plateforme l’Académie de droit.
Le programme couvre quatre grands thèmes : les actes de commerce (par nature, par la forme et par accessoire), le commerçant (qualité, obligations, liberté du commerce), la justice commerciale (tribunaux de commerce) et le fonds de commerce (bail commercial, cession, location-gérance, nantissement).
Le droit commercial est une composante du droit des affaires. Le droit des affaires est plus large : il englobe le droit commercial, le droit des sociétés, le droit de la propriété intellectuelle, le droit bancaire, le droit des procédures collectives et le droit de la concurrence.
Un acte de commerce est un acte juridique soumis au droit commercial. Le Code de commerce en dresse la liste à l’article L. 110-1. On distingue les actes de commerce par nature (achat pour revente, opérations de change), par la forme (lettre de change, sociétés commerciales par la forme) et par accessoire (actes civils accomplis par un commerçant pour les besoins de son activité).
Le fonds de commerce est un bien meuble incorporel composé d’éléments incorporels (clientèle, nom commercial, droit au bail, droits de propriété industrielle) et corporels (matériel, marchandises) affectés à l’exercice d’une activité commerciale. Il peut être cédé, donné en location-gérance ou nanti.
Maîtrisez les notions fondamentales (actes de commerce, qualité de commerçant, fonds de commerce, bail commercial) et leurs régimes juridiques. Entraînez-vous sur des cas pratiques et des commentaires d’arrêts de la chambre commerciale de la Cour de cassation. Apprenez les articles clés du Code de commerce (L. 110-1, L. 121-1, L. 110-3).
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