Cours de droit commercial : l'essentiel de la matière

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Cours de droit commercial : l’essentiel de la matière

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Le droit commercial est une matière fondamentale de la deuxième année de licence en droit (L2). Il régit les règles applicables aux commerçants et aux actes de commerce, et constitue le socle du droit des affaires que vous approfondirez en L3 avec le droit des sociétés.

Dans cet article, nous présentons le programme complet du cours de droit commercial, les notions essentielles à maîtriser et des conseils pour réussir le partiel. Vous trouverez également des liens vers le QCM de droit commercial, le QCM de droit des affaires et un exemple de cas pratique corrigé.

I. Qu’est-ce que le droit commercial ?

A. Définition du droit commercial

Le droit commercial est l’ensemble des règles juridiques applicables aux commerçants dans l’exercice de leur activité professionnelle et régissant l’activité commerciale et les actes de commerce. Le commerce consiste à acheter pour revendre ou à mettre son industrie ou ses services à disposition dans un but lucratif.

Cette définition met l’accent sur deux conceptions du droit commercial :

  • La conception subjective : le droit commercial est le droit des commerçants. L’article L. 121-1 du Code de commerce définit les commerçants comme « ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle ».
  • La conception objective : le droit commercial est le droit des actes de commerce. L’article L. 110-1 du Code de commerce liste les différents actes de commerce.

Le droit français consacre une conception mixte du droit commercial, à la fois subjective et objective. Le Code de commerce s’ouvre sur une liste des actes de commerce (conception objective), puis définit les commerçants comme ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle (conception subjective).

B. Droit commercial et droit des affaires

Dans certaines universités, cette matière est appelée « droit des affaires ». Cependant, le droit des affaires est plus large que le droit commercial : il englobe, outre le droit commercial, le droit des sociétés, le droit de la propriété intellectuelle, le droit bancaire, le droit des procédures collectives et le droit de la concurrence.

Le droit commercial constitue un droit d’exception par rapport au droit civil, qui est le droit commun. En l’absence de disposition spécifique du Code de commerce, ce sont les règles du droit civil qui s’appliquent.

C. Les particularités du droit commercial

Le droit commercial déroge au droit civil pour répondre aux exigences de la vie commerciale :

  • La rapidité : les transactions commerciales doivent pouvoir se nouer plus rapidement qu’en matière civile. La preuve est libre en matière commerciale (art. L. 110-3 C. com.), alors qu’en droit civil un écrit est exigé au-delà de 1 500 euros (art. 1359 C. civ.). La procédure devant les tribunaux de commerce est également simplifiée.
  • La sécurité : les échanges commerciaux doivent être sécurisés pour encourager les transactions. Les obligations de publicité au Registre du commerce et des sociétés (RCS) permettent à tout acteur de disposer des informations relatives à son cocontractant. La présomption de solidarité en matière commerciale permet au créancier de réclamer l’intégralité de sa créance à un seul de ses codébiteurs.
  • L’adaptabilité : les règles sont adaptées aux pratiques des acteurs. Les tribunaux de commerce sont composés de professionnels élus par leurs pairs. La loi reconnaît le rôle normatif des usages professionnels.

II. Le programme du cours de droit commercial

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Le cours de droit commercial s’articule autour de quatre grands thèmes. Ce plan est commun à la plupart des universités françaises. Vous retrouverez ces notions dans le cours vidéo de l’Académie de droit.

Schéma récapitulatif du programme du cours de droit commercial en L2
Le programme du cours de droit commercial en L2

A. Les actes de commerce

L’acte de commerce n’est pas défini par le Code de commerce, qui se contente d’une énumération à l’article L. 110-1. La doctrine retient trois caractéristiques : une idée de spéculation (recherche d’un bénéfice), une idée de circulation ou d’entremise, et une idée d’entreprise.

On distingue trois catégories d’actes de commerce :

  • Les actes de commerce par nature : actes commerciaux indépendamment de leur auteur (achat pour revente, opérations de change, opérations de courtage).
  • Les actes de commerce par la forme : actes toujours commerciaux quelle que soit la qualité de leur auteur (lettre de change, sociétés commerciales par la forme).
  • Les actes de commerce par accessoire : actes civils par nature mais qualifiés de commerciaux car accomplis par un commerçant pour les besoins de son activité (théorie de l’accessoire : « l’accessoire suit le principal »).

Il existe également des actes mixtes, conclus entre un commerçant et un non-commerçant. L’acte est commercial à l’égard du commerçant et civil à l’égard du non-commerçant, ce qui entraîne une dualité de régime juridique.

B. Le commerçant

Le commerçant est défini par l’article L. 121-1 du Code de commerce comme la personne qui accomplit des actes de commerce et en fait sa profession habituelle. Cette qualité emporte l’application d’un régime juridique dérogatoire au droit civil.

L’exercice d’une activité commerciale est en principe libre (liberté du commerce et de l’industrie, consacrée par le décret d’Allarde de 1791). Toutefois, des restrictions existent pour les personnes incapables et pour certaines professions incompatibles avec le commerce (fonctionnaires, avocats, notaires).

Le commerçant est soumis à des obligations spécifiques : immatriculation au RCS, tenue d’une comptabilité, détention d’un compte en banque et établissement de factures. Le conjoint du commerçant qui participe à l’activité doit choisir un statut (conjoint collaborateur, salarié ou associé).

C. La justice commerciale

Les litiges en matière commerciale relèvent des tribunaux de commerce (appelés « juridictions consulaires »). Ils sont composés de juges non professionnels, élus par leurs pairs parmi les commerçants et les dirigeants de sociétés commerciales, qui exercent leurs fonctions gratuitement.

Actualité. La loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 a créé le tribunal des activités économiques (TAE), expérimenté depuis le 1er janvier 2025 dans 12 juridictions (Paris, Lyon, Marseille, Nanterre, etc.). Le TAE étend la compétence du tribunal de commerce aux procédures collectives de tous les professionnels (y compris les professions libérales, agriculteurs et associations), qui relevaient auparavant du tribunal judiciaire.

D. Le fonds de commerce

Le fonds de commerce est un bien meuble incorporel composé d’éléments incorporels (clientèle, nom commercial, droits de propriété industrielle, droit au bail) et corporels (matériel, marchandises) affectés à l’exercice d’une activité commerciale.

Le fonds de commerce peut faire l’objet de plusieurs opérations :

  • Le bail commercial : contrat de location d’un local dans lequel est exploité un fonds de commerce. Le locataire (« preneur ») bénéficie du statut des baux commerciaux (durée minimale de 9 ans, droit au renouvellement, indemnité d’éviction).
  • La cession du fonds de commerce : vente du fonds permettant la transmission de l’activité commerciale.
  • La location-gérance : le propriétaire du fonds confie son exploitation à un locataire-gérant qui l’exploite en son nom et à ses risques.
  • Le nantissement du fonds de commerce : affectation du fonds en garantie d’une dette, conférant au créancier un droit de suite et un droit de préférence.

Pour approfondir : Exemple de cas pratique corrigé en droit commercial.

III. Conseils pour réussir le partiel de droit commercial

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En droit commercial, les exercices les plus fréquents au partiel sont le cas pratique et le commentaire d’arrêt (décision rendue par la chambre commerciale de la Cour de cassation).

Entraînez-vous régulièrement avec le QCM de droit commercial et le QCM de droit des affaires pour vérifier votre compréhension du cours.

IV. Cours de droit commercial en vidéo

Cette vidéo d’introduction au droit commercial est présentée par José Alemany de la Vega, juriste et enseignant en droit commercial sur la plateforme l’Académie de droit.

Quel est le programme du cours de droit commercial en L2 ?

Le programme couvre quatre grands thèmes : les actes de commerce (par nature, par la forme et par accessoire), le commerçant (qualité, obligations, liberté du commerce), la justice commerciale (tribunaux de commerce) et le fonds de commerce (bail commercial, cession, location-gérance, nantissement).

Quelle est la différence entre droit commercial et droit des affaires ?

Le droit commercial est une composante du droit des affaires. Le droit des affaires est plus large : il englobe le droit commercial, le droit des sociétés, le droit de la propriété intellectuelle, le droit bancaire, le droit des procédures collectives et le droit de la concurrence.

Qu’est-ce qu’un acte de commerce ?

Un acte de commerce est un acte juridique soumis au droit commercial. Le Code de commerce en dresse la liste à l’article L. 110-1. On distingue les actes de commerce par nature (achat pour revente, opérations de change), par la forme (lettre de change, sociétés commerciales par la forme) et par accessoire (actes civils accomplis par un commerçant pour les besoins de son activité).

Qu’est-ce que le fonds de commerce ?

Le fonds de commerce est un bien meuble incorporel composé d’éléments incorporels (clientèle, nom commercial, droit au bail, droits de propriété industrielle) et corporels (matériel, marchandises) affectés à l’exercice d’une activité commerciale. Il peut être cédé, donné en location-gérance ou nanti.

Comment réussir le partiel de droit commercial ?

Maîtrisez les notions fondamentales (actes de commerce, qualité de commerçant, fonds de commerce, bail commercial) et leurs régimes juridiques. Entraînez-vous sur des cas pratiques et des commentaires d’arrêts de la chambre commerciale de la Cour de cassation. Apprenez les articles clés du Code de commerce (L. 110-1, L. 121-1, L. 110-3).

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