Cours de droit international public : l’essentiel de la matière


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Le droit international public (DIP) est la branche du droit qui régit les relations entre les sujets de droit international : les États, les organisations internationales et, dans une certaine mesure, les particuliers. Ce cours est généralement enseigné en L3 Droit, sur un ou deux semestres selon les universités.
Contrairement au droit interne, le DIP ne dispose pas d’un législateur central ni d’une juridiction obligatoire : les règles naissent principalement de traités et de la coutume, et les États ne peuvent être jugés qu’avec leur consentement. C’est ce qui fait la spécificité de cette matière.
Le droit international public est l’ensemble des règles juridiques qui régissent les rapports entre les sujets de droit international, principalement les États et les organisations internationales. Il se distingue du droit privé, qui régit les rapports entre personnes privées, et du droit international privé, qui détermine la loi applicable aux relations privées comportant un élément d’extranéité.
Le DIP poursuit plusieurs objectifs : le maintien de la paix, la coopération entre États, la protection des droits de l’homme et l’encadrement du recours à la force.
Les sources du DIP sont énumérées à l’article 38 du Statut de la Cour internationale de Justice (CIJ) :
S’y ajoutent les actes unilatéraux des États (reconnaissance, protestation, promesse) et les résolutions des organisations internationales.
En France, l’article 55 de la Constitution confère aux traités régulièrement ratifiés une autorité supérieure à celle des lois. Cette primauté a été consacrée par la jurisprudence :
Le contrôle de conventionnalité permet ainsi au juge interne d’écarter une loi contraire à un traité international.
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Le cours de DIP s’articule autour de quatre grands thèmes. Vous retrouverez ces notions dans le cours vidéo de l’Académie de droit.


Ce premier thème étudie les différentes sources du DIP (coutume, traités, actes unilatéraux, principes généraux du droit) et les règles applicables à la formation des traités : négociation, signature, ratification, réserves, conditions de validité du consentement (erreur, dol, corruption, contrainte). Il aborde aussi l’application des traités en droit interne et la question de la primauté du droit international sur le droit national.
L’État est le sujet principal du droit international. Il se définit par trois éléments constitutifs : un territoire, une population et un gouvernement effectif. Le cours étudie la formation de l’État, sa reconnaissance par les autres États, sa souveraineté (et ses limites), ainsi que les bouleversements qui peuvent l’affecter (succession d’États, sécession, responsabilité de protéger).
Le cours aborde ensuite la place des particuliers en droit international (protection des droits de l’homme, responsabilité pénale internationale) et les organisations internationales : leur personnalité juridique, leurs compétences (principe de spécialité, compétences implicites), leurs organes et leur responsabilité. L’étude de l’ONU (Assemblée générale, Conseil de sécurité, CIJ) occupe une place centrale.
Ce thème couvre la responsabilité internationale des États (fait internationalement illicite, imputation, réparation), le recours à la force dans les relations internationales (interdiction posée par l’article 2 § 4 de la Charte des Nations Unies, exceptions : légitime défense et action du Conseil de sécurité) et le droit des conflits armés (droit de La Haye, Conventions de Genève de 1949, protection des civils et des prisonniers de guerre).
Actualité. La CIJ a rendu deux avis consultatifs majeurs : le 19 juillet 2024 sur les territoires palestiniens occupés (l’occupation prolongée et les politiques de colonisation sont contraires au droit international), et le 23 juillet 2025 sur les obligations climatiques des États (avis adopté à l’unanimité, établissant des obligations de prévention et de diligence en matière de changement climatique). L’Assemblée générale de l’ONU a adopté le 20 mai 2026 une résolution demandant aux États d’honorer ces obligations.
Le cours étudie aussi les modes de règlement des différends : modes non juridictionnels (négociation, médiation, conciliation), arbitrage international et juridictions permanentes, en particulier la Cour internationale de Justice (compétence contentieuse et consultative).
Le dernier thème porte sur le régime juridique des différents espaces : espaces terrestres (frontières, acquisitions territoriales), droit de la mer (Convention de Montego Bay, eaux territoriales, zone économique exclusive, haute mer), espace aérien (Convention de Chicago de 1944) et espace extra-atmosphérique (Traité de l’espace de 1967). Ces questions sont au cœur de nombreux litiges internationaux contemporains.
Au partiel de DIP, les exercices les plus fréquents sont la dissertation, le commentaire de texte (traité, résolution, avis de la CIJ) et le cas pratique.
Vous pouvez également réviser avec les fiches de révision de droit international public disponibles sur AideauxTD.


Ce cours est présenté par Armand Botherel, juriste spécialisé en droit international public et enseignant sur la plateforme l’Académie de droit.
Le programme couvre quatre grands thèmes : les sources du DIP (coutume, traités, principes généraux), les sujets du droit international (États, organisations internationales, particuliers), l’encadrement et la résolution des litiges (responsabilité des États, recours à la force, droit des conflits armés, règlement des différends) et la gestion des espaces (terrestres, maritimes, aériens).
Les sources du DIP sont énumérées à l’article 38 du Statut de la CIJ : les traités (conventions internationales), la coutume internationale (pratique générale + opinio juris), les principes généraux du droit, et, comme moyens auxiliaires, la jurisprudence et la doctrine. S’y ajoutent les actes unilatéraux des États et les résolutions des organisations internationales.
Le droit international public régit les relations entre les sujets de droit international (États, organisations internationales). Le droit international privé régit les relations entre personnes privées comportant un élément d’extranéité (par exemple un contrat entre une entreprise française et une entreprise allemande) et détermine la loi applicable et la juridiction compétente.
La coutume internationale est une source non écrite du droit international public. Elle se compose de deux éléments cumulatifs : la pratique générale (élément matériel, c’est-à-dire un comportement répété et constant des États) et l’opinio juris (élément psychologique, c’est-à-dire la conviction que cette pratique est juridiquement obligatoire).
Le contrôle de conventionnalité permet au juge interne d’écarter l’application d’une loi nationale contraire à un traité international. En France, ce contrôle a été consacré par l’arrêt Société des Cafés Jacques Vabre (Cass., 1975) pour le juge judiciaire et l’arrêt Nicolo (CE, 1989) pour le juge administratif, sur le fondement de l’article 55 de la Constitution.
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