Cours particuliers de droit : prix et conseils pour bien choisir


94 % de nos étudiants valident leur année. Voir comment →


94 % de nos étudiants valident leur année. Voir comment →
Un cours particulier de droit coûte en général 25 à 40 euros de l’heure avec un étudiant de master, et 60 à 100 euros avec un enseignant expérimenté ou un avocat. Sous 20 euros, vous tombez presque toujours sur un étudiant à peine plus avancé que vous.
Le prix n’est pourtant pas la question la plus importante. Un cours particulier peut vous faire gagner plusieurs points dans une matière, ou vous coûter quelques centaines d’euros pour rien. J’en sais quelque chose : en deuxième année, j’ai payé un prof particulier pour… rien. Je vous raconte plus bas 😉
Dans ce guide, on voit combien ça coûte vraiment, dans quels cas un prof est utile (et dans quels cas il ne l’est pas), comment le choisir, et comment tirer quelque chose de chaque séance.


• En L1, au premier semestre : c’est là qu’un prof est le plus utile. Tout se joue sur les bases : la méthode du cas pratique, du commentaire, de la dissertation, et comprendre pourquoi vos premières copies perdent des points. Prises tôt, les bonnes habitudes vous servent pendant cinq ans.
• En L2, si vos notes de L1 n’étaient pas terribles : oui aussi. Les matières se compliquent (droit des obligations, droit administratif, droit pénal), et vos notes de licence comptent dans votre dossier de master, sur Mon Master.
• Vous travaillez et vous plafonnez à 8 : oui, mais un prof qui corrige vos copies. Sinon, c’est de l’argent perdu.
• Évitez les heures à moins de 20 € avec un étudiant de licence. Vous payez pour être rassuré, pas pour progresser.
• Pour remonter vos notes, prenez un suivi sur le semestre plutôt que des heures à la carte. C’est là que votre argent est le mieux placé.
• Pour le CRFPA ou l’ENM : une prépa d’abord. Un prof seul ne peut pas corriger 40 copies dans l’année.
Il n’existe pas de prix officiel. Les seuls chiffres publiés viennent des plateformes qui vendent ces cours, il faut donc les prendre comme un ordre de grandeur. Elles disent à peu près la même chose : Superprof affiche un prix moyen de 28 à 32 euros de l’heure selon la matière, Les Sherpas annonce « de 14 € à plus de 60 € de l’heure », et Groupe Réussite publie des fourchettes par profil de prof (relevé d’octobre 2026).
Concrètement, ce qui fait le prix, c’est qui enseigne :
| Profil du prof | Prix de l’heure | Ce que vous achetez vraiment |
|---|---|---|
| Étudiant de licence ou de master 1 | Moins de 25 € | Quelqu’un qui a eu la matière l’an dernier, sans expérience de correction |
| Étudiant de master 2 ou jeune diplômé | 25 à 40 € | Une bonne connaissance du cours, rarement de la correction |
| Enseignant expérimenté ou avocat | 60 à 100 € | Quelqu’un qui sait ce que le correcteur attend |
En master et pour les concours, les prix montent encore : les profs capables de préparer une note de synthèse ou un grand oral sont rares. À Paris et dans les grandes villes, comptez plutôt le haut de la fourchette.
Une heure par semaine pendant un semestre, c’est environ 12 séances. Avec un étudiant de master à 30 €, le semestre vous coûte 360 €. Avec un enseignant à 70 €, 840 €. Et c’est pour une seule matière.
Oui, mais à certaines conditions. Selon service-public.gouv.fr, « le crédit d’impôt s’élève à 50 % des dépenses supportées dans l’année », et le « soutien scolaire ou cours à domicile » fait partie des services couverts. Un cours à 40 € vous revient donc à 20 €.
Les conditions à connaître :
Certains organismes proposent l’avance immédiate : le crédit d’impôt est déduit tout de suite, et vous ne payez que la moitié au moment du cours.
Pas toujours. Tout dépend de ce qui coince. Voici les quatre situations que je vois le plus souvent.
Le prof parle vite, vous êtes 400, vous recopiez sans comprendre et vous n’osez pas lever la main. Rassurez-vous, c’est le cas de presque tous les étudiants de L1 au premier semestre.
Le problème, c’est qu’en L1 vous découvrez tout en même temps : un vocabulaire nouveau, des exercices que vous n’avez jamais faits au lycée, et des notes de TD qui tombent sans qu’on vous explique vraiment ce qui n’allait pas. C’est précisément le moment où un prof fait la plus grande différence : il reprend les notions qui coincent, vous montre la méthode de chaque exercice dès le départ, et surtout vous fait comprendre vos erreurs sur vos propres copies, avant qu’elles deviennent des habitudes.
Mon avis : c’est le meilleur moment pour prendre un prof. Les bases que vous posez au premier semestre servent toute la licence, et rattraper une mauvaise méthode en L2 coûte beaucoup plus cher, en temps comme en argent. Et si votre L1 s’est mal passée, la L2 est le moment de redresser la barre : les matières deviennent plus techniques, et les masters regardent vos notes de licence au moment de choisir leurs candidats.
Vous connaissez votre cours, vous passez des heures sur vos TD, et vos notes ne décollent pas. Dans ce cas, le problème est presque toujours la méthode.
Au partiel, le correcteur ne note pas ce que vous savez, il note ce que vous en faites. Un cas pratique qui récite l’article 1240 du Code civil sans l’appliquer aux faits, ou un commentaire qui paraphrase l’arrêt, plafonne vite à 8, même si tout est juste.
Ce qu’il vous faut : voir des copies bien notées, comprendre pourquoi elles le sont, et faire corriger les vôtres. Un prof peut le faire, à condition qu’il corrige vraiment vos copies. Mon avis : c’est le cas où un prof est le plus utile, si et seulement s’il corrige vos copies par écrit.
À la fac, personne ne vérifie que vous travaillez avant les partiels. Si vous avez besoin d’un cadre, de quelqu’un qui vous attend chaque semaine et vous demande où vous en êtes, un suivi individuel peut vraiment changer les choses. Ce n’est pas un manque de sérieux : beaucoup d’étudiants travaillent mieux encadrés. Mon avis : prenez un suivi sur tout le semestre, pas des heures isolées. Le cadre ne marche que s’il dure.
Peu de temps, des matières précises, une session qui ne pardonne pas. Quelques séances ciblées sur les matières à rattraper, avec des sujets d’annales, valent mieux qu’un suivi au long cours. Mon avis : 3 à 5 séances ciblées, pas plus. Au-delà, vous payez du temps que vous devriez passer à vous entraîner seul.
Et si vous prenez un prof, choisissez-le bien. Je l’ai appris à mes dépens. En deuxième année, j’ai voulu prendre un prof particulier. J’ai cherché sur internet, j’ai choisi un peu vite : 60 € de l’heure. Ça piquait, mais je me disais que j’investissais.
Rendez-vous dans un café, à mi-chemin entre chez lui et chez moi. Deux heures, 120 €. Et là, le meilleur : il a refusé de m’aider sur mon TD, pour des raisons d’éthique. Je suis reparti avec exactement ce que j’avais en arrivant.
Il n’était pas malhonnête. Il n’avait simplement aucune idée de ce qu’on attendait de moi le jour de l’examen. C’est tout le sujet de la suite.
La plupart des étudiants réservent un prof à l’heure, quand ça ne va plus : la veille d’un TD noté, deux semaines avant les partiels. C’est utile pour débloquer un point précis.
Mais pour remonter vraiment ses notes, un suivi sur la durée marche presque toujours mieux. Un prof qui vous suit depuis septembre sait que vous oubliez la portée dans vos commentaires, ou que vos cas pratiques manquent de majeure. Il ne perd pas la première demi-heure à vous découvrir : il reprend là où vous en étiez la semaine précédente, et il prépare les partiels avec vous en connaissant vos points faibles.
L’autre avantage, c’est le budget. Avec des heures ponctuelles, on ajoute des séances au fil des urgences et on ne sait jamais combien on dépensera. Avec un suivi, le prix est connu dès le départ, et les corrections écrites entre deux séances sont en général comprises, alors qu’un prof à l’heure les facture à part ou ne les fait pas.
Des heures ponctuelles pour un point précis ou un rattrapage. Un suivi sur le semestre pour remonter ses notes : même prof, corrections chaque semaine, partiels préparés depuis le début.
Plusieurs organismes proposent ce type de suivi. Celui qu’on connaît le mieux, c’est le Centre de Formation Juridique (CFJ), notre partenaire, qui accompagne des étudiants en droit depuis plus de vingt ans, de la L1 jusqu’aux concours.
Son pack semestriel couvre deux matières, de la L1 au M1, quelle que soit votre fac. Concrètement, sur un semestre :
Le pack coûte 2 190 € pour les deux matières, payable en plusieurs fois (2 360 € si on prend les mêmes formules à la carte). Il existe aussi des formules à la carte, dès 390 € par matière pour préparer les partiels, et un pack annuel. Le CFJ annonce 97 % de réussite en L1 en 2024-2025, sur les étudiants qui ont suivi un pack annuel et au moins 80 % des cours (ses résultats).
Les cours sont donnés par des avocats, un magistrat, une notaire et des universitaires, que le CFJ présente sur sa page équipe : Vincent Mazzocchi, Sarah Gigliotti, Géraldine Laborie, Mehdi Kébir, Anne-Charlotte Ducamp-Cavory, Aurélie Cappello ou Fanny Luxembourg, sa directrice pédagogique, entre autres. Deux élèves en parlent :
Si vous voulez savoir si ce suivi vous correspond, laissez vos coordonnées : un conseiller du CFJ vous rappelle pour faire le point sur votre parcours, sans engagement. Vous recevez aussi la brochure et un code réservé aux lecteurs d’AideauxTD.
Pour des cours ponctuels, quatre grandes plateformes se partagent le marché. Aucune n’est mauvaise, mais chacune a son piège, souvent caché dans les conditions générales.
| Plateforme | Prix | Avantage | Le piège |
|---|---|---|---|
| Superprof | Fixé par chaque prof | Un choix énorme, avec avis | Pass Élève à 39 € par mois pour contacter les profs, reconduit tant qu’on ne le résilie pas |
| Les Sherpas | Dès 14 € de l’heure, plus l’adhésion | Tuteurs sélectionnés (diplômes, identité, entretien) | Engagement de 3 à 12 mois, beaucoup de tuteurs encore étudiants |
| Acadomia | Sur devis, plus une cotisation mensuelle | Agence connue, enseignants déclarés, avance du crédit d’impôt | Offre pensée d’abord pour le collège et le lycée |
| Groupe Réussite | Fixé par chaque prof | Pas de frais d’inscription, démarches gérées | Peu d’informations sur la sélection des profs de droit |
Et avant de payer, pensez à votre fac. Beaucoup de facs de droit organisent un tutorat gratuit en L1, assuré par des étudiants de master. C’est souvent sous-utilisé : renseignez-vous auprès de votre scolarité.
En droit, la visio a surtout un gros avantage : vous ne perdez pas de temps en trajet. Pas de déplacement, pas d’aller-retour à caser entre deux TD : vous vous connectez depuis chez vous ou depuis la BU, et l’heure payée est une vraie heure de travail. Le reste fonctionne très bien à distance : on partage l’écran, on corrige le TD ou le commentaire en direct, et vous avez accès à des profs de toute la France, pas seulement à ceux de votre ville. Le cours à domicile garde un avantage, le crédit d’impôt, et convient mieux à ceux qui décrochent derrière un écran.
Avant la première séance, posez-lui ces questions. Les réponses vous diront si vous payez pour progresser ou pour vous rassurer.
| Question à poser | Ce que vous voulez entendre |
|---|---|
| Quel diplôme avez-vous, et dans quelle matière ? | Un master 2 au moins, dans la matière qui vous pose problème |
| Travaillez-vous sur mes TD ? | Oui. Un prof qui refuse de regarder vos TD vous fait réviser à côté (voir mon café à 120 €) |
| Corrigez-vous mes copies entre deux séances ? | Oui, par écrit. C’est là que se fait l’essentiel du progrès |
| Avez-vous déjà corrigé des copies à la fac ? | Oui, comme chargé de TD par exemple : il sait ce que le correcteur attend |
| Que se passe-t-il si j’annule ? | Une règle claire, écrite avant la première séance |
En droit, on progresse sur ses propres exercices, corrigés par quelqu’un qui sait ce que le correcteur attend. Un cours répété à l’oral, même brillant, ne remplace pas une copie annotée.
Un prof particulier ne sert à rien si vous n’êtes pas un minimum investi. En TD, il peut faire grimper votre note très vite, puisqu’il prépare la fiche avec vous. Mais le jour du partiel, il ne sera pas à côté de vous. Si vous vous êtes contenté de l’écouter, vous retomberez à votre niveau d’avant, et vous aurez payé pour une bonne note de TD.
Ce qui fait progresser, c’est ce que vous faites avant et après chaque séance :
Côté rythme, une séance par semaine sur une matière suffit en général pendant le semestre. Avant les partiels, 3 à 5 séances ciblées sur les sujets probables sont plus utiles qu’un rythme régulier.
Si votre problème est la méthode, vous pouvez déjà avancer seul, gratuitement. Nos guides expliquent chaque exercice pas à pas : le cas pratique, le commentaire d’arrêt, la dissertation juridique et le commentaire de texte. Tout est réuni sur notre page méthodologie juridique.
Et si le blocage est sur le fond, nos introductions de cours vous diront vite où vous en êtes :
Pour aller plus loin que les guides gratuits, l’Académie AideauxTD réunit le cours de vos 20 matières de licence en vidéo et à l’écrit, la méthode de chaque exercice avec des copies corrigées, des annales, et Minos, nos générateurs d’exercices : vous collez l’énoncé de votre cas pratique ou votre sujet de dissertation, et vous obtenez une correction structurée à comparer avec votre copie. Le tout pour 20 € par mois sur un an, moins qu’une heure de cours particulier. Voir le contenu de l’Académie
Après la licence, la question change. Pour l’examen d’avocat (le CRFPA) ou le concours de la magistrature (l’ENM), les épreuves sont longues et très techniques : note de synthèse de cinq heures, droit des obligations, procédures, grand oral.
Un prof particulier peut vous aider sur un point précis : une épreuve qui vous fait peur, votre façon de rédiger, l’entraînement à l’oral en face à face. Comptez au moins 50 à 70 € de l’heure, les profs de ce niveau sont rares. Ce qu’il ne peut pas vous apporter, c’est le volume : une bonne prépa CRFPA corrige 40 à 50 copies dans l’année, avec des examens blancs dans les conditions réelles. Aucun prof seul ne tient ce rythme.
Le mieux est souvent une prépa pour le volume, et quelques séances individuelles pour votre point faible. Pour choisir, lisez notre comparatif des prépas CRFPA et notre comparatif des prépas ENM.
Comptez 25 à 40 euros de l’heure avec un étudiant de master ou un jeune diplômé, et 60 à 100 euros avec un enseignant expérimenté ou un avocat, d’après les fourchettes publiées par les plateformes. En master et pour les concours, les tarifs commencent rarement sous 50 euros. À domicile, le crédit d’impôt peut réduire la dépense de moitié.
Oui, s’il s’agit d’un cours à domicile, donné chez la personne qui déclare la dépense, par un prof employé directement ou par un organisme déclaré. Le crédit est de 50 % de la dépense. Les cours en ligne ne sont pas mentionnés par la page officielle : vérifiez auprès des impôts avant de compter dessus.
Oui, et c’est souvent moins cher. Mais un étudiant a rarement corrigé des copies : il peut vous réexpliquer une notion, plus difficilement vous dire pourquoi votre cas pratique perd des points. Pour la méthode, préférez quelqu’un qui a enseigné ou corrigé.
Des cours ponctuels suffisent pour débloquer un point précis ou préparer un rattrapage. Pour remonter ses notes, un suivi sur le semestre marche mieux : le même prof vous connaît, corrige vos TD chaque semaine et prépare les partiels avec vous.
Pendant le semestre, une séance par semaine sur une matière suffit en général, à condition de faire corriger un exercice entre deux séances. Avant les partiels ou les rattrapages, 3 à 5 séances ciblées sur les sujets probables sont plus utiles.
Pour le droit, oui, tant que le prof travaille sur vos copies : le partage d’écran suffit pour corriger un TD ou un commentaire. Vous gagnez le temps de trajet et vous avez plus de choix. En revanche, le crédit d’impôt vise les cours à domicile.
Beaucoup de facs de droit organisent un tutorat gratuit en L1, assuré par des étudiants de master. Renseignez-vous auprès de votre scolarité.
• Un cours particulier de droit coûte en général 25 à 40 € de l’heure avec un étudiant, 60 à 100 € avec un enseignant ou un avocat ; à domicile, le crédit d’impôt en rembourse la moitié.
• Un prof n’est utile que s’il travaille sur vos TD et corrige vos copies, et que vous préparez les séances.
• Des heures ponctuelles pour un point précis, un suivi sur le semestre pour remonter ses notes.
• Si votre problème est la méthode, commencez par nos guides gratuits du cas pratique, du commentaire et de la dissertation.
• Pour aller plus loin, lisez nos conseils pour réussir sa première année de droit.
Suivi individuel en droit
TD corrigés en 48 h📖 À lire aussi


Voici le scénario : vous avez suivi vos trois années de licence en obtenant des résultats corrects, voir…


Un clerc de notaire débutant gagne au minimum 2 120 euros bruts par mois (environ 1 610 euros nets) avec un BTS,…


Les statistiques sur les études de droit sont douloureuses : moins d’un étudiant en droit sur deux obtient…
💬
Commentaires